Films d'ailleurs : "Le Congrès" de Ari Folman (2013)
Il est facile de décrire "le Congrès" à quelqu'un qui ne l'aurait pas vu : 40 minutes d'un film parfait, une sorte de moyen métrage captivant, partant d'une idée certes classique - la substitution grâce aux progrès de la technologie des acteurs - inconstants, erratiques, pire : vieillissants - par leur image "scannée" pour le plus grand bénéfice de l'industrie du spectacle - pour nous montrer un duo d'acteurs (des vrais - au sommet de leur Art), Robin Wright et Harvey Keitel, filmés avec justesse, avec une attention totale par un Ari Folman qu'on n'aurait jamais imaginé si bon metteur en scène. 40 minutes de fascination, d'intelligence et de plaisir. Ensuite, quitter la salle ou appuyer sur la touche "stop" du lecteur. L'heure et quelques qui reste n'existe pas. N'aurait jamais dû exister. Nous n'en parlerons que pour être exhaustifs : un galimatias infect et soporifique de thèmes de SF abscons et banals à la fois (pourtant signés a priori Stanislaw Lem, un auteur russe à la bonne réputation), sans rapport avec la première partie du film d'ailleurs, et représentés dans un univers graphique d'une laideur consternante, combinant une imagerie "cartoons des années 40" avec une ambiance psychédélique aussi kitsch que toxique. Et une conclusion WTF, comme on dit aujourd'hui, pour faire paraître le tout plus intelligent que ça ne l'était vraiment. Mettons-nous d'accord que seules les 40 premières du "Congrès" ont jamais existé, OK ?