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Le journal de Pok
6 février 2012

dEUS à la Joy Eslava (Madrid) le dimanche 5 février

2012_02_dEUS_Joy_Eslava_03822 h : le quintet d’Anvers monte sur scène et attaque The Final Blast, extrait de leur dernier et excellent album, « Keep You Close ». Je dois dire que c’est immédiatement très impressionnant : le son est très fort et très clair, bien compact (la Joy Eslava est quand même une salle quasi parfaite, il faut bien le reconnaître…), les jeux de lumières et projections sont professionnels, le groupe joue soudé et intense, la voix de Tom Barman est aussi excellente que sur les disques, et les morceaux sont clairement adaptés à la scène, avec un ajout de puissance non négligeable, soit une chose que peu de groupes aujourd’hui prennent la peine de faire… Luis et moi sentons tout de suite que rien ne peut aller mal ce soir, que nous sommes partis pour un concert-claque ! The Architect, l’un des deux morceaux excellents de « Vantage Point » permet de retrouver le dEUS plus expérimental, à la limite de la cold wave : le jeu de guitare et les vocaux de Mauro Pawlowski, en face de moi, font vraiment mouche. 2012_02_dEUS_Joy_Eslava_046Après un Constant Now agréable, sans plus, dEUS nous offre le premier morceau d’anthologie de la soirée, Oh Your God (le second bon morceau de « Vantage point », ah ah !) : oui, c’est la claque ! le groupe a une puissance démoniaque dans ses moments-là, et la Joy Eslava décolle comme une fusée : tout simplement fantastique ! On se repose encore un petit coup avec Easy, et c’est le moment que j’attendais (Gilles m’avait prévenu) : Instant Street (de « Ideal Crash », bien entendu !)… Ça commence assez gentil, Tom a même une guitare acoustique, et tous les fans dans la salle chantent en chœur, heureux… Euh, c’est ça que j’attendais ? Et puis Tom change de guitare, repasse à l’électricité, et là, whaaam… la chanson s’accélère, monte, monte, et devient tout simplement inouïe, irrésistible : je regarde autour de moi, et tout le monde est en transe. On a envie que ça ne s’arrête jamais, mais bien sûr, ça s’arrête. Tom rigole avec le batteur, qu’il accuse d’avoir été long à décoller, il le chambre en le comparant aux coureurs un peu lents du Tour de France (la culture belge, quoi !). On voit immédiatement que le groupe est maintenant heureux, à son aise, les musiciens plaisantent, Tom s’essaye à l’espagnol, mais il nous explique qu’il ne veut pas trop parce qu’il est en train d’apprendre le portugais et qu’il ne veut pas s’emmêler…

2012_02_dEUS_Joy_Eslava_020La suite du set sera tout simplement parfaite, avec en particulier un beau The Dark Sets In (Greg Dulli n’est pas là, mais on s’en passe…) et le « mini-tube » (à la vidéo délirante et sulfureuse), Ghost. Keep You Close a ensuite des allures d’hymnes pour stade : bon, c’est le dEUS plus commercial, mais je trouve que ça le fait bien. Le set se finit dans le fracas, dEUS ne suit plus vraiment la setlist, de toute façon, on sent que ces cinq là en ont sous la pédale, tout roule de manière explosive ! Tom et ses potes reviennent pour un rappel de quatre titres (dont un The End of Romance en cadeau imprévu pour un petit couple de fans à notre gauche dont c’est l’anniversaire…). J’avoue que, même si Morticiachair est original et percutant, j’ai quant à moi préféré l’impressionnant Turnpike (enfin, je crois) qui s’avèrera donc pour moi le troisième somment de la soirée, avec encore une fois un Mauro Pawlowski remarquable (il ne sourit jamais, le bougre !), mais aussi un solo déchirant de Tom. Comme le public ne veut pas les laisser partir, dEUS revienne pour un second rappel, avec un morceau bruyant que je ne connais pas, mais qui permet de laisser tout le monde avec les oreilles bourdonnantes, ce qui est quand même le but du jeu, non ?

Voilà, 1 h 45 d’un concert imparable, de la part d’un vrai grand et bon groupe scénique. Je dois maintenant faire mon mea culpa pour être passé à côté de dEUS pendant toutes ces années : désormais, quand ils passeront près de chez moi, je serai là, dans la salle !

Commentaires
P
Le "morceau bruyant" que vous ne connaissez pas est plus que probablement "Suds & Soda" issus de l'album Worst Case Scenario. Quand ils prennent leur pied pendant un concert ils terminent toujours par celui-là. Et Tom Barman de se rouler par terre avec sa guitare...Je vous encourage chaleureusement à le découvrir ainsi que cet album qui les a propulsé hors de l'anonymat.
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L
Merci Beaucoup pour l'article
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