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Le journal de Pok
12 novembre 2016

Revoyons les classiques de la Série TV : "A la Maison Blanche - Saison 2" de Aaron Sorkin

maison_blanche_s2Après le raz de marée intellectuel et émotionnel provoqué en moi par la découverte tardive de la première saison de "The West Wing", je sentais, je craignais la désillusion devant accompagner une seconde saison qui poursuivait directement dans l'élan de la première la chronique du premier mandat (imaginaire, mais combien de fois le regrette-t-on en suivant en parallèle la campagne présidentielle US de 2016 !) du Président Bartlet. Et de fait, après un démarrage en fanfare dans "l'aftermath" de l'attentat qui concluait la première saison, on a l'impression que Sorkin et son équipe marquent un peu le pas, répétant des épisodes construits sur un modèle unique, vaguement routinier... jusqu'à ce qu'on réalise que le travail politique que "les Hommes du Président" mènent est justement un combat quotidien contre la routine qui érode peu à peu les convictions, la foi et l'enthousiasme. Certains épisodes restent toutefois excessivement austères, certains frôlent l'incompréhensible malgré tous nos efforts. Pire, l'abandon pur et simple de certains personnages en cours de saison (quid de la fille de Bartlet et de sa liaison avec Charlie ? Quid de la prostituée dont Sam est devenu l'ami ?) prouve que, même avec le talent de Sorkin, il est difficile de jongler avec autant de balles... Nous mêmes commençons à nous sentir irrités par certains personnages (Josh et sa rom com qui ne démarre jamais avec son assistante, Toby qui semble de plus en plus morose)... ce qui est finalement la preuve que nous avons désormais pris notre place "A la Maison Blanche", que nous ne sommes plus des touristes ébahis par le Bureau Ovale, mais des familiers des déroutes quotidiennes et de l'usure du pouvoir. Jusqu'à l'arc narratif final, littéralement époustouflant, qui introduit la FAUTE au sein de ce qui nous semblait une équipe politique "idéale" : culpabilité, honte, déception, désespoir même deviennent les sentiments dominants, jusqu'à un dernier épisode d'une puissance peu commune, remarquablement mis en scène (même si l'on peut objecter à Dire Straits, à mon avis...), qui rétablit totalement notre foi en la série.

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