"A Présent" de Vincent Delerm : sortez vos mouchoirs (comme au cinéma !)
Après le ravissement que m'avait causé son premier album, j'avais rapidement abandonné Vincent Delerm en faveur d'expériences un peu plus "goûteuses" : trop de gentillesse et de bonne éducation finissent par irriter l'éternel adolescent rocker en moi, je l'avoue honteusement... Les excellentes critiques de "A présent" m'ont donc ramené vers "le fils de..." : pas de surprise en fait avec cet album qui aurait pu finalement succéder à son premier sans choquer personne, on reste dans les ambiances mélancoliques, un peu précieuses (qui en irritent beaucoup...), généralement cinématographiques (école cinéma français des années 70), autour de textes bien troussés (le côté "fils de...", forcément ! ). Plus de name dropping, ce qui n'est pas plus mal, mais des figurants de luxe (Birkin, Biolay...) pour un album dépouillé, court, assez monochrome et finalement très "ligne claire", à l'image de la très pertinente pochette. Il y a malheureusement trop de morceaux un peu insignifiants, fades dans "A présent" pour que l'enthousiasme de certains ne me paraisse excessif. Heureusement, les trois derniers morceaux ("Cristina", "A présent" et "le Garçon") envoient suffisamment de "bois" - émotionnellement du moins - pour que l'auditeur - que je défie de terminer l'album avec les yeux secs - ne sorte de là avec l'envie de le réécouter immédiatement. Malin, non ?