"L'Age de Glace : les Lois de l'Univers" des Studios Blue Sky : en route pour la collision...
On prend les mêmes et on recommence : nos trois héros en proie à leurs habituels problèmes familiaux / émotionnels font face à une nouvelle menace d'extinction globale, provoquée par l'inénarrable Scrat, dont on suit les aventures (spatiales cette fois, on n'arrête pas le progrès). Ils sont entourés de la crème de la crème des épisodes précédents, et en particulier le réjouissant Buck, sorte de super-héros passablement givré qui vole le show à chacune de ses apparitions. Voilà pour le pitch, sans une once d'originalité, mais qui garantit nombre de sourires, voire de petits éclats de rire tant on se sent à l'aise sur ce terrain balisé, comme en compagnie de vieux copains qui nous amusent quand même avec les mêmes vannes un peu bas du front. Sauf que nos amis de chez Blue Sky, dans leur recherche pas très sérieuse de nouveaux décors et de nouvelles péripéties, ont cette fois oublié d'inventer des "méchants" intéressants (… or comme disait Hitch, etc. etc.), et surtout on absorbé un peu trop de substances hallucinogènes : ils font basculer le film dans un délire sinistre d'une laideur confondante. Le monde des cristaux géants, les babs qui le peuplent, la fontaine de jouvence… trop c'est trop, et les rires se taisent dans la salle, jusqu'à la consternante conclusion en forme de célébration des joies du mariage et de la famille, sans aucun second degré. Malgré notre bonne volonté face à des personnages que nous aimons bien, "L'Age de Glace" est bel et bien tombé cette fois du mauvais côté de la frontière, du côté des navets qui n'arrivent plus à être vraiment sympathiques.
