"A Moon Shaped Pool" de Radiohead : The Great Rock'n'Roll Swindle
Ah Radiohead ! L'une des plus belles représentations de l'autisme d'une époque emberlificotée dans sa fascination-répulsion pour la virtualité (la dissolution de l'humanité dans sa représentation digitale, la toute-puissance de medias totalitaires incontrôlables, etc.). L'une des caricatures les plus pitoyablement extrêmes du vide musical contemporain, rituellement adulée par les foules aveugles et sourdes, ainsi que, inévitablement, par les journalistes cyniques et complaisants. Un album et demi réussi sur une interminable carrière qui agonise désormais sur des décennies, et une succession de morceaux prétentieux qui ne redéfinissent que la notion de vacuité. Depuis les impayables et pourtant célébrés "Kid A" et "Amnesiac", chaque disque deRadiohead est un nouveau sommet de nullité arrogante, relativement bien produit il est vrai, ce qui importe plus que tout à une époque où la substance est sacrifiée au culte de la forme. "A moon shaped pool" fait rire tellement il pète plus haut que son cul : des chansons informes classées par ordre alphabétique puisque totalement interchangeables, pas une seule idée intéressante en une heure de souffrance musicale, pas un fragment de mélodie mémorisable, des textes vains, un chanteur tête à claques qui geint à n'en plus finir. Le nadir absolu de la musique, incompréhensiblement (ou alors au contraire logiquement...) acclamé par les foules décérébrées. Non, Malcolm, tu n'as pas inventé la grande escroquerie du rock'n'roll, parce que, malgré toi peut être, Rotten et Vicious faisaient de la musique, parlaient de politique et empestaient la Vie : c'est l'oeil torve et la laideur fantomatique du répugnant Tom Yorke qui ont bel et bien réalisé la sodomie parfaite - car consentie - d'une génération. Radiohead, ou le néant qui phagocyte le cerveau. "Et je coupe le son !"
