Séance de rattrapage : "Downton Abbey - Saison 4" de Julian Fellowes
Après une troisième saison en demi teinte, cette quatrième saison de la grande série populaire "Downton Abbey" nous reconcilie un peu avec les charmes de l'aristocratie anglaise déclinante. Plus légère, plus amusante, cette saison culmine d'ailleurs dans un épisode final de 1h30 (l'épisode dit "de Noël") de pur plaisir, invitant un Paul Giamatti aussi brillant qu'à l'habitude à enrichir le casting déjà amélioré par une nouvelle apparition caustique de Shirley McLaine, et se permettant en outre une charmante intrigue "policière" dans le cadre de la monarchie. Tout n'est néanmoins pas aussi brillant dans la saison, puisque si on se laissera accrocher par les deux intrigues "dramatiques" de la saison, le viol d'un personnage féminin central et le châtiment qui s'ensuivra, et la mystérieuse disparition d'un séducteur en Allemagne aux conséquences désastreuses, on ne pourra que se sentir fatigué par les éternelles histoires - les scénaristes semblent bégayer - des prétendants de la belle Mary. Rien de nouveau à "Downton Abbey", mais un programme plus que correctement rempli cette fois, sur un contexte politico-social de démembrement des grandes propriétés qui se révèle assez intéressant. Ah, et comme à chaque fois, célébrons sans honte la grande Maggie Smith qui domine l'ensemble du cast de sa prestance impériale. Elle reste la meilleure raison de regarder "Downton Abbey".
