"le Mentaliste - Saison 7" : une semi-catastrophe
Eh oui, on l'avait venue venir, cette semi-catastrophe qu'est cette saison (heureusement) finale de notre cher "Mentalist", après une brillante sixième saison qui aurait dû être la conclusion de la série, puisque l'identité de Red John y était dévoilée, et que la "liaison" tant attendue entre Patrick Jane et Teresa Lisbon advenait enfin, selon les codes irrésistible de la rom com la plus classique. Voici donc 12 - ou 16, si l'on veut - épisodes de plus où il n'y a plus rien à raconter, et pire, où le peu qui puisse encore arriver (les complexités de la vie professionnelle quand on entretient une liaison clandestine avec une collègue, sujet universel s'il en est, ou encore la résolution - ou non - du trauma de Patrick Jane) n'intéresse visiblement plus personne, ni les scénaristes qui racontent à peu près n'importe quoi sans aucun souci de crédibilité, ni "policière" (ah, ces enquêtes du FBI, on est presque dans le domaine de la parodie…), ni psychologique. Si l'on excepte le passage un peu plus touchant du neuvième épisode, la septième saison du "Mentalist", heureusement raccourcie de moitié - comme quoi les créateurs ont eu un sursaut de lucidité ! -, fait preuve d'un électro-encéphalogramme désespérément plat. Et alors qu'on nous laisse espérer au final un retour sanglant du trauma initial, on nous laisse une dernière fois tomber avec une conclusion d'une platitude qui figurera longtemps en nouvel exemple de mauvaise manière de conclure une série TV populaire.