Meilyr Jones à l'Alhambra le mercredi 25 novembre (en première partie de Richard Hawley)
19 h 45 : un grand échalas vêtu d'un col roulé rouge, d'un pantalon gris trop court et de chaussettes dépareillées commence à chanter doucement dans le noir. C'est le gallois Meilyr Jones qui jouit déjà d'une vraie réputation et qui va le confirmer ce soir durant 40 minutes d'un set excellent. Accompagné d'un backing band de quatre musiciens et une musicienne échangeant régulièrement leurs instruments entre eux, il va nous offrir une petite dizaine de chansons non conformistes - pas de routine couplet / refrain - à l'élégance certaine et au charme indécidable : quelques mélodies plus accrocheuses surgissent çà et là, vite emportées dans un ruisseau de sensations diverses, tantôt prog (on peut penser à Shearwater du fait de similitudes dans la voix), tantôt indie (guitares claires qui accélèrent à l'occasion) : difficile d'étiqueter Meilyr mais il chante merveilleusement bien, il a le charme d'une présence un peu timide mais quand même prégnante : il pourrait aller loin.