!!! à la Machine du Moulin Rouge le lundi 26 octobre

21 h 30 : Plus que quatre musiciens sur scène autour de Nic Offer, qui officie toujours vêtu d’un t-shirt et de l’un de ses horribles shorts moulants, sans oublier ses grosses pompes de ville, sans chaussettes, qui vont si bien avec ses grandes jambes maigres : tout n’a donc pas changé chez !!!. Le groupe attaque avec le très synthétique Sick A$$ Moon, du tout nouvel album, avec les vocaux de Nick - et d’une grande chanteuse black officiant à ses côtés - triturés électroniquement. Donc dans un registre bien différent de ce que le groupe nous avait habitués. Et de fait, la montée en puissance du set va être assez progressive, et ce d’autant que la set list fait la part belle au nouvel album, que logiquement peu de spectateurs connaissent !
Nic nous fait son show habituel, va-et-vients continuels tout au long de la scène, malheureusement un peu trop haute pour qu’il puisse interagir avec le premier rang comme il en a l’habitude, battements frénétiques d’ailes d’oiseaux, etc. A la basse et à la guitare, Mario Andreoni continue à être la colonne vertébrale de la musique, et ses trop rares solos de guitare enflamment systématiquement le set. De l’autre côté de la scène, Rafael Cohen se déchaîne derrière ses claviers et vient régulièrement exciter Nick sur le devant, voire partager les vocaux. Dans la fosse, tout le monde ondule un grand sourire aux lèvres, et il est bien difficile de trouver dans la Machine un seul visage qui ne trahisse pas le bonheur, ou moins la joie. C’est l’effet magique de la musique de !!!, et Emilie est bien d’accord avec moi sur l’efficacité de la potion.
Must Be the Moon, premier morceau vraiment connu du public, déclenche les applaudissements de la part de spectateurs comme moi un petit peu perdus par le funk « intégriste » (bon, j’exagère, mais vous comprenez ce que je veux dire…) de la bande à Nic. A partir de là, avec un morceau extrait de « Thr!!!er », et le retour du scène de la chanteuse qui fait d’excellents duos avec Nic, le concert a atteint sa vitesse de croisière… Sauf que, paf ! C’est fini : pas tout-à-fait une heure, et !!! quittent la scène, nous laissant un peu frustrés par l’absence de grands moments de délire général comme nous en avions l’habitude.
Deux rappels superbes nous consoleront un peu, et en particulier le second, a priori impromptu, durant lequel Offer nous régale de l’imparable Yadnus, interprété ce soir dans une version rentre dedans très réussie.
Au final, une heure et dix minutes de pure excellence, simplement un peu en deçà de ce que nous attendions d’une légende de la scène comme !!!. Aucun regret à avoir quand même, tant ce niveau d’énergie et de générosité reste rare sur la planète Rock.