"Girls - Saison 3" : le temps de la maturité
Après la maturité atteinte à la seconde saison, on ne peut échapper d'abord à un léger sentiment de sur-place avec cette troisième livraison de "Girls", augmentée de 2 épisodes par rapport aux précédentes, preuve que Lena Durham a de plus en plus de choses à nous raconter sur la vie de ses quatre héroïnes new yorkaises se débattant au milieu des problèmes universels des jeunes adultes occidentaux du XXIème siècle : comment gagner sa vie dans un monde à l'hostilité de plus en plus prégnante, sans pour autant renoncer à sa part d'innocence, ses rêves ou ses principes, et partant de là, comment vivre en couple tout en ménageant le peu d'amitié qui a survécu des années d'adolescence insouciantes. Rapidement, cependant, le bonheur est de nouveau au rendez-vous pour le spectateur : on rit beaucoup, et on a le cœur régulièrement serré devant cette succession de frustrations, de contre-temps, d'incompréhensions qui répètent évidemment les mécanismes éternels de la comédie (romantique ou non), mais qui sont surtout d'une justesse considérable. La mort d'une grand-mère, un succès professionnel qui met en péril sa propre intégrité, une réussite artistique qui change profondément la dynamique d'un jeune couple, et bien d'autres situations intelligemment mises en scène par Lena Durham nous rappellent constamment ce que vivre veut dire, quel combat c'est, même si, à la fin, il vaut souvent mieux en rire !