"24 Heures Chrono - Saison 6" : Indigne...
J'avais abandonné Jack Bauer captif en Chine à la sortie d'une saison 5 remarquable, et j'avais été découragé par les compte-rendus catastrophiques d'une saison 6 qu'on disait indigne. La découvrir 5 ans plus tard, alors que les néo-cons et Bush ne font plus partie, heureusement, du paysage politique mondial, permet de constater combien, en effet, cette sixième journée sans repos, sans nourriture ni boisson, ni même pause pipi, est décevante : l'impression de redite - en nettement moins bien - est constante, comme si les scénaristes s'étaient contentés, paresseusement, de nous proposer une revisite de tout ce que les 5 saisons précédentes, qu'on les apprécie ou non, avaient inventé ; les scènes d'action sont rares, répétitives et sans surprise ; les fameux moments de suspense qui faisaient jusqu'alors la différence entre "24 Heures Chrono" et le reste paraissent cette fois vidés de toute substance, prévisibles, passablement ennuyeux ; nombre de moments "apocalyptiques" (dont la fameuse explosion d'une bombe nucléaire sur L.A.) manquent totalement de véracité ; les scènes parallèles sur les déboires conjugaux de Morris et Chloe, terriblement mal interprétées (la mauvaise qualité de l'interprétation est l'une des grandes tares de cette sixième saison...), sont ridicules ; l'introduction de la famille Bauer dans la fiction n'a absolument aucune crédibilité, et vide même rétrospectivement la saga d'une partie de son sens. S'il y a quelque chose de réussi dans cette très faible saison, c'est la partie "Maison Blanche", à travers les trajets inverses du président Palmer et du vice-président Daniels (Powers Boothe, comme toujours impeccable), et surtout grâce au personnage paradoxal et passionnant du conseiller Tom Lennox, superbement bien incarné par Peter MacNicol. C'est peu pour 24 heures...