Retour à Prison Break après trois ans et demi : la "Saison 4" (et ultime saison)...
La saison 3 nous avait bien fatigués, il m'a fallu une période particulièrement creuse en termes de Séries TV pour avoir envie d'ouvrir ce dernier chapitre de "Prison Break", une série qui avait débuté dans l'excellence avant de plonger à la verticale. Conclusion : ce quatrième volet des aventures des frères Scofield-Burrows rattrape un peu la mauvaise impression laissée par le troisième, surtout grâce à l'aspect très "addictif" de ses épisodes qu'on a tendance à engloutir à la suite l'un de l'autre sans trop réfléchir. Car réfléchir trop à "Prison Break" reviendrait littéralement à tuer cette série au scénario d'une incohérence rare, et aux invraisemblances criantes... même si depuis "24 Heures" on est habitués à gober un peu n'importe quoi pourvu que l'adrénaline parle ! La première partie de la saison est totalement farfelue avec son enchaînement de cambriolages ("break in" au lieu de "break out", l'idée n'est certainement pas mauvaise) et donc très ludique, jusqu'au point culminant que constitue la récupération par nos héros de Scylla. La seconde partie est nettement plus irritante, avec des péripéties exténuantes et incohérentes, et des personnages qui semblent constamment prendre les mauvaises décisions (difficile de ne pas trouver cela pénible...). On aimera quand même le bouclage satisfaisant de l'intrigue que propose la conclusion, ainsi que le point final bien vu. Dernière remarque : il est rare dans un produit de consommation US de trouver déclinée aussi clairement l'idéologie de "Prison Break", selon laquelle le peuple américain ne peut plus faire confiance à aucun de ses organes de gouvernement, gangrenés par la soif de pouvoir et la puissance des multinationales, au point que le salut ne puisse venir que des Nations Unies (quand même l'ennemi juré de l'administration américaine !). Il est juste dommage que ce point de vue politique soit noyé au sein d'un tel océan de puérilité.