"Californication - Saison 4" fait long feu...
Comme nombre de séries plus prestigieuses même, "Californication" semble subir de plein fouet l'épuisement de son thème, que les scénaristes peinent à renouveler : hormis de truculents personnages secondaires (cette fois, c'est Rob Lowe, étonnant, qui s'y colle...) et la montée en puissance du délicieux couple Marcia - Runckle, les péripéties de la vie sexuelle et amoureuse de Hank Moody commencent à faire long feu, et le personnage incarné - dans tous les sens du terme - par Duchovny est devenu progressivement beaucoup moins intéressant et amusant, et largement plus irritant : car au final, il nous faut à nous, spectateurs beaucoup de patience, d'indulgence même pour accepter le spectacle éternellement répété des mêmes erreurs, des mêmes errements. S'il y a encore dans cette saison quelques belles scènes délirantes (le singe et la pendaison, la partie de golf), on peine à s'intéresser à une nième "partie de jambes en l'air" de Hank Moody dont on sait que l'issue sera catastrophique, comme toujours. Si l'on ajoute que, cette fois, la conclusion de la saison est d'une faiblesse insigne, on se pose forcément des questions quant à la poursuite de cette aventure.