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Le journal de Pok
3 septembre 2025

"Andor - Saison 2" de Tony Gilroy : Star Wars pour adultes...

Deux ans après une première saison remarquable, c'est avec un peu d'appréhension que l'on aborde la seconde et dernière saison de Andor. Et les premiers épisodes confortent notre inquiétude, avec une situation absurde de confrontation avec deux bandes de pirates pour un chasseur spatial volé. On craint le pire, tant tout cela est gratuit et nous éloigne du sujet de la série, la montée en puissance de la rébellion et les jeux politiques au sein de l'Empire qui est en train de basculer "du côté sombre", ce qui doit nous amener à introduire la situation de Rogue One, puis du légendaire premier épisode de Star Wars en 1977.

Flash forward de un an, et on passe sur la planète Ghorman, qui va constituer l'enjeu de cette dernière saison de Andor (et le principal arc narratif des quatre parties de 3 épisodes, chacune séparée d'un an de la précédente, qui la constituent) : sur cette planète, dont la capitale s'inspire du look "haussmanien" de Paris, la population a l'apparence et l'attitude caricaturale que les Américains prêtent aux Français. Et ce sont d'ailleurs des acteurs français qui interprètent les membres de la rébellion montante de Ghorman, soit un joli clin d'oeil à notre pays.

A partir de là, Andor reprend de l'ampleur, et bénéficie, comme dans sa première saison, de personnages consistants, pris dans des situations complexes et pour la plupart sans issue évidente. On apprend même à avoir de l'empathie pour des gens a priori aussi antipathiques que Syril Karn, qui prendra conscience de l'abomination de la domination impériale, ou celle qui est désormais, sa compagne, Dedra Meero... Non, pas Dedra Meero !

Les derniers épisodes de la saison sont remarquables de noirceur, de complexité et d'ambiguité, au point que, quand on réalise finalement que les scénaristes ont parfaitement effectué la "suture" avec Rogue One, on regrette de voir cette excellente série toucher à sa fin.

Andor est la preuve - tardive, mais mieux vaut tard que jamais - que Star Wars, si George Lucas avait opté pour une épopée adulte au lieu d'un divertissement la plupart du temps assez simpliste, aurait pu devenir une oeuvre majeure de la culture du XXe siècle, au lieu d'une simple machine à engranger des dollars.

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