"24 Heures Chrono - Saison 8" : Allez, c'est fini...!
La dernière saison de la mémorable série "24" aura permis à ses légions de fans d'exprimer toute leur passion vis à vis de ce "show" marquant s'il en fut, autant formellement que thématiquement, puisqu'il aura abordé frontalement la majorité des grandes questions politiques des dernières décennies, et souvent avec beaucoup moins de simplisme et de manichéisme qu'on a souvent voulu y voir. Malheureusement, cette saison 8 n'est pas aussi bonne que les meilleures (la 2 et la 5), et déçoit légèrement du fait d'une accumulation décourageante d'incohérences scénaristiques et de quelques personnages insupportables, comme l'épouvantable Dana Walsh (personnage incohérent et terriblement mal interprété, ce qui n'arrange rien). Le jeu - habituel dans "24" des "poupées russes" (il y a toujours un nouveau méchant à l'intérieur une fois qu'on s'est débarrassé d'un ennemi) - est particulièrement infondé ici, ce qui fait qu'après un démarrage convaincant - plus de réalisme que dans les saisons précédentes -, l'intérêt faiblit peu à peu. Heureusement, la dernière partie de la saison offre un rattrapage saisissant, Jack sombrant définitivement vers le mal, électron libre abandonné à ses démons, poursuivant une vengeance personnel au détriment de tous les principes et de toute éthique : cette partie est remarquable, tout en étant parfaitement logique quand on considère l'histoire du personnage au fil des 7 saisons précédentes. Il est donc dommage que les scénaristes, assez lâchement, offre à "24" une sorte de happy end, heureusement tempéré par les derniers plans, intelligents, montrant Jack sortant des écrans de contrôle, pour la première (et dernière) fois. En tous cas, malgré ses défauts évidents, "24" aura marqué son époque, et se conclut ici sans honte.