Baby Shakes au Supersonic (Paris) le mardi 23 juillet
22h15 : Ce n'est pas être sexiste ni affreusement machiste, j'espère, que de constater que les trois Baby Shakes sont bien jolies dans leurs tenues pur Rock’n’Roll : chemisiers, jupes courtes, bas résilles et chaussures à talon. Frais, et classe. Derrière, le batteur gagne toute ma sympathie en arborant un t-shirt Undertones tout ce qu'il y a de vintage. Ce soir, nous sommes entre gens de bon goût.
Ça démarre fort avec Do What you Want, le genre de chanson dont on est capable de chanter le refrain même si c’est la première fois qu’on l’entend : les deux guitares claquent et cisaillent, la basse swingue élégamment, et le batteur fait un travail de mineur de fond assez démentiel, il faut bien le dire. La voix est malheureusement un peu sous-mixée, ce qui nous prive partiellement du joli timbre acidulé de Mary, la souriante chanteuse. Certes, il n’y a aucune véritable surprise à attendre ce set intense, succession de chansons rapides, illuminées juste comme il faut de chœurs sucrés – soit une référence bien venue aux girls bands des sixties, encore une preuve d’excellent goût ! -, respectant donc à la lettre les canons du genre. La petite foule de spectatrices et spectateurs est conquise, très enthousiaste et « supportive », même si on aurait attendu un peu plus de mouvement, sur scène et dans la salle, pour accompagner une musique aussi gaie et efficace.
Dernière ligne droite impeccable au bout d'une demi-heure, avec un Nowhere Fast mémorable et un Stuck on Blue excellentissime pour conclure 40 minutes d'un set littéralement impeccable. Les filles prennent la pose pour le final à fond la caisse, même si les lumières chiches du Supersonic gâchent un peu l'immortalisation du concert. Un dernier grand sourire de Mary, et c'est fini.
Allez, une belle soirée rafraîchissante au cœur de la canicule parisienne. Nous avons pu rêver que nous étions dans le froid de l'hiver new yorkais, à l’époque où notre musique était encore tellement jeune et pleine d’enthousiasme…
