Dom La Nena (en première partie de The Dø) à l'Olympia le vendredi 13 novembre
20h00, une jeune violoncelliste entre en scène, placée avec son instrument, un micro, une batterie rudimentaire et, a priori, une pédale d’effets, devant le lourd rideau rouge de l’Olympia qui ne se lèvera qu’une heure plus tard pour The Dø. On s’attend au pire, et c’est au contraire une très belle surprise qui nous attend : Dom La Nena est une jeune Brésilienne (élevée largement en France quand même, son français est absolument sans accent !) qui nous offrira vingt-cinq minutes de chansons étonnantes, tantôt intimistes et élégantes, tantôt légères et amusantes, avec une seule fausse note sur le lot ; une chanson en français sensée faire danser tout le monde, à la gaîté fausse te forcée. Pour le reste, en chantant tantôt en portugais (les meilleurs morceaux sont les morceaux typiquement brésiliens,… à moins que ça ne soit notre nostalgie qui parle…), tantôt en espagnol (avec fort accent argentin, trahissant les quelques années passées en Argentine par Dom La Nena), voire même en anglais. Variété des ambiances, construites grâce à des boucles empilées de violoncelle et de percussions, charme des mélodies, sureté de la voix, voilà une jeune artiste qui a bien du talent, et qu’on a très envie de suivre.