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Le journal de Pok
20 décembre 2019

"The end of the f***ing world - saison 2" de Charlie Covell : no future ?

The end of the f S2 poster

Oh, que l'on n'en avait pas envie, de retrouver James - survivant - et Alyssa - fiancée - deux ans plus tard !

On résiste donc : Alyssa fait toujours la (même) gueule et nous épuise, James a grandi, presque un homme déjà, il a appris à ressentir des choses, on regrette l'adolescent frêle et presque autiste de la première saison. Alyssa et James sont menacés par Bonnie, une autre victime de parents mal-aimants / maltraitants : ça fait beaucoup, non ? Et puis il y a une autre mort violente à mi-parcours, même si le parcours cette fois ressemble plutôt à du sur-place. Une sorte de boucle temporelle dont on n'arrive pas à sortir. "The End of the F---ing World" pue désormais le désespoir. Accable. Englue. Dépite. Déprime. C'est culotté, finalement : l'énergie foutraque qui caressait un peu trop le public contemporain dans le sens du poil a largement disparu. L'humour aussi. On se fait la gueule, on ne se dit jamais ce qu'on pense - avec toujours ce drôle de décalage avec les pensées, en voix off (une belle idée qui fonctionne encore..). A 20 ans, on est finalement devenus aussi cons, aussi paumés que nos parents, non ?

Au 7ème épisode, on pense, on espère que tout cela finit mal, très, très logiquement : l'amour a disparu, a-t-il même jamais été autre chose qu'une illusoire bouée pour ne pas sombrer ? Une balle dans la tête chacun, c'est bien, ça : c'est même la conclusion idéale.

Et puis il y a le 8ème épisode, le happy end en sorte, qui énerve. Qui fait regretter encore plus de ne pas en être restés à la première saison, plus bling-bling, moins sincère, moins douloureuse, moins honnête sans doute, mais plus radicale. La seconde saison de "The end of the F---ing World" se termine sur un mensonge, un gros. Un de ceux qui permet de vivre, encore, quand tout est perdu. C'est peut-être nécessaire, un mensonge ?

 

 

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