2021 06 10 Altin Gün Olympia (14)

20h17 : dès qu'Altin Gün attaque, on respire. Fini la tiédeur, bienvenue à la transe. Il est d'ailleurs remarquable de constater combien le groupe a progressé depuis leur passage à We Love Green en 2019 ! D'entrée, on retrouve bien cette puissance musicale qui renvoie au psychédélisme californien de la fin des sixties. Et puis, bien sûr, parce que les racines du groupe sont turques, il y a ces ouvertures magnifiques vers la musique traditionnelle, avec Erdinç Ecevit comme toujours impérial et impassible derrière son saz. Et puis le groove devient électro, avec moult effets de synthés très seventies, quand les lumières - avec boule à facettes, obligatoirement - transforment l'Olympia en dance floor. Tout le monde était debout dès le premier morceau : chacun devant son siège mais au moins on pouvait danser, presque comme dans un concert "normal"...

Quand les guitares s'enflamment sur la double rythmique, le tout sur une mélopée orientale, on n'est pas si loin finalement de King Lizzard et ses expériences microtonales, jusqu'à ce que le chant splendide de Merve Dasdemir nous ramène autour de la méditerranée. Bref, un riche voyage à travers le temps et le monde, qui finit en transe sensuelle... qui ne devrait pas finir si vite d'ailleurs. Seulement 50 minutes alors qu'on aurait aimé un set complet de 1h30. Mais c'est la dure loi des festivals. Il faut céder la place aux suivants. Vite, vite, il faudra revoir Altin Gün !