27 juillet 2018

"Don't Let Go" de Harlan Coben : black site

S'il semble que nul roman de Coben ne puisse se soustraire à la règle de fonctionnement fondamentale qu'il a établie en 2001 avec "Ne le dis à personne", c'est-à-dire le retour inattendu d'un passé que l'on croyait enterré et qui resurgit en jetant une lumière nouvelle et dévastatrice sur le présent, "Don't let go" (publié aux USA en 2017 et à date pas encore traduit en français) renouvelle suffisamment certains usages du polar "cobénien" pour raviver notre intérêt. Avec des héros un peu moins "classe sup", Coben prend cette fois... [Lire la suite]
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18 juillet 2018

"Un cri sous la glace" de Camilla Grebe : chute libre

Voici un livre qui m'a offert un parcours pour le moins inattendu : les premiers chapitres, ceux de la découverte d'une construction maligne - même si pas aussi originale qu'on le souhaiterait - à trois voix et deux temporalités, ceux de l'exploration de trois personnages sérieusement abîmés par la vie et leurs relations familiales, m'ont enchanté par leur sensibilité, leur délicatesse toute "féminine" (pardon pour le cliché simpliste mais cela fait du bien après tant de polars autour de flics machos et alcooliques !) ; 500 pages plus... [Lire la suite]
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15 juillet 2018

"Le Gouverneur Capitale" de Stéphane de Boysson : Out Of Africa

L'Afrique marque au coeur quiconque y vit : aucun de mes amis qui y ont fait "leur coopération" (je vous parle d'un autre temps...), et encore moins de ceux qui y sont nés de parents installés à l'époque de la France coloniale, ne s'en est jamais remis. Je n'ai donc pas été surpris par "le Gouverneur Capitale" de Stéphane - qui me pardonnera j'espère pour cette familiarité - même si je ne sais pas ce qui l'a amené en Guinée de 1995 à 1997 : j'ai retrouvé dans son beau livre les histoires que mes amis m'avaient contées au long de... [Lire la suite]
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30 juin 2018

"Quand sort la recluse" de Fred Vargas : arachnophilia

Voici plusieurs années que l'on maudit les livres de Fred Vargas, qui nous déçoivent presque toujours, à force de ne reposer que sur la virtuosité de l'écriture, et de tirer sur la corde de la fantaisie jusqu'à ce qu'elle casse... et elle casse souvent ! Ses livres nous tombent régulièrement des mains et ses échecs répétés nous attristent profondément : ainsi, "les Temps Glaciaires" ou "l'Armée Furieuse" s'étaient révélé particulièrement insupportables à force de préciosité et d'accumulation de tout et n'importe quoi... Reste que nous... [Lire la suite]
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18 juin 2018

San Antonio, madeleine de Proust ? : "Laissez Tomber la Fille" (1949)

Après "Réglez-lui son compte" situé hors du contexte de la seconde guerre mondiale, Frédéric Dard décide pour la seconde aventure de son héros, le commissaire San Antonio, de le faire revenir dans le temps, en pleine occupation allemande. C'est une décision logique, on n'est que cinq ans après la fin de la guerre dont les séquelles sont omniprésentes, et cela permet de construire une aventure typique des romans d'espionnage, qui étaient à la mode en cette époque de suspicion et de méfiance. Malheureusement, entre l'intention et le... [Lire la suite]
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13 mai 2018

"Vernon Subutex 3" de Virginie Despentes : "Hey Hey, My My, Rock'n'Roll Will Never Die"

Le troisième et dernier volume de "Vernon Subutex", peut-être l'oeuvre littéraire française la plus importante de ce siècle de par la manière impérieuse (et effroyablement lucide) dont elle dresse le portrait de notre société française, engendre des débats enflammés, passionnés parfois, entre ses détracteurs (déçus, surtout...) et ses fans. Un tel débat est inévitable, vue l'ambition de Virginie Despentes, que l'on compare désormais à Balzac, elle, la petite "punk répugnante" qui avait giflé son époque avec "Baise-moi", puisque... [Lire la suite]
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08 mai 2018

"Le Coma des Mortels" de Maxime Chattam : mind fuck dérisoire

Visiblement, comme on le pressentait déjà à la lecture de son précédent roman, "Que ta Volonté soit Faite", d'ailleurs assez réussi, Maxime Chattam en a un peu marre de son statut d'auteur de best-sellers assez pourraves mais très sanglants et horrifiques. Alors, avec pour modèle un Stephen King qui a réussi finalement à gagner une vraie crédibilité en tant qu'écrivain, Maxime rompt tous les ponts avec et ses sujets et son style "habituels". Point de thriller ici, même s'il reste une vague énigme d'ailleurs vite résolue par le lecteur... [Lire la suite]
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05 mai 2018

"Des Hommes sans Femmes" de Haruki Murakami : la tache de vin

Haruki Murakami est un écrivain qui compte beaucoup pour moi depuis ce jour de 2009 où, sur le conseil d'une bonne amie, j'ai découvert "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil". Depuis, j'ai lu une bonne partie de son œuvre conséquente avec un plaisir croissant, avec une sensation bienfaisante d''intimité grandissante. D'une sorte de bienveillance irradiante. Murakami n'obtiendra sans doute jamais ce Prix Nobel qu'on lui promet régulièrement, parce qu'il est trop populaire... comme quoi l'intimité peut se partager avec des... [Lire la suite]
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03 mai 2018

San Antonio, madeleine de Proust ? : "Réglez-lui son Compte" (1949)

San Antonio - l'oeuvre, plutôt que l'écrivain - occupe une partie importante de mon adolescence, et sera toujours indéfectiblement liée à mon amitié pour Michel, l'une des meilleures personnes que j'aie jamais rencontrées. Et un fan absolu des aventures picaresques de l'immortel inspecteur du contre-espionnage français qui porta longtemps bien haut les couleurs de son pays, à une époque où le politiquement correct n'avait pas été inventé. La publication de l'intégrale (ouaouh !) des aventures du héros hâbleur et baiseur de Frédéric... [Lire la suite]
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01 mai 2018

Relisons les classiques de la littérature : "Le Grand Meaulnes" de Alain-Fournier (1913)

"Le Grand Meaulnes", quand on a eu un père instituteur dans les années 50 et 60, c'est une institution, et nul enfant n'a envie de lire une institution. Je connaissais donc "le Grand Meaulnes" par cœur, sauf que je me suis rendu compte en l'ouvrant l'autre jour, par curiosité autant que par manque d'alternatives immédiates sous la main, que je ne l'avais jamais lu... Passé un moment de stupéfaction, je me suis plongé dans une lecture qui m'a d'abord paru un peu fastidieuse (l'institution, inévitablement) : je me suis raccroché à... [Lire la suite]
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