Le journal de Pok

30 septembre 2016

"Don't Breathe" de Fede Alvarez : asphyxie...

Don't Breathe affiche

Depuis combien de temps n'avons nous pas vu un vrai film de genre parfaitement réussi ? En poussant un peu, on a envie de dire depuis la fin des années 70... puisque c'est clairement à cette époque de la série B que Fede Alvarez se réfère avec son impeccable "Don't Breathe". Le genre est donc le home invasion movie (et Alvarezdépasse clairement le Fincher de "The Locker Room"...) qui vire au survival movie (la liste est plus longue, mais "Don't Breathe" ne démérite pas). La grande intelligence ici est de ne faire aucun second degré, de ne nous offrir aucun trait d'humour, aucune mise en abyme, aucun recul par rapport à des situations aussi extrêmes que parfaitement crédibles : "Don't Breathe" est à proprement parler un film asphyxiant par le stress continu qu'il génère, brillamment renforcé par un contexte social fort (les quartiers en ruine de Détroit, et la misère générale qui gangrène le moindre comportement), et auquel Alvarez donne plusieurs tours d'écrou successifs en complexifiant peu à peu son effrayant personnage d'aveugle retors et quasi invincible. En refusant la perche tendue du fantastique (même si "Don't Breathe" se balade à la frontière des terres de Wes Craven), en ne sacrifiant quasiment jamais aux artifices usés du film d'horreur standard, Fede Alvarez nous offre ainsi de nombreux moments délicieux (car fréquemment insoutenables) d'angoisse. On regrettera quand même que le scénario n'aille pas complètement au bout de sa logique nihiliste, les personnages tous plus abjects les uns que les autres méritant largement l'extermination, et on craint un peu la possibilité d'un sequel du fait d'une dernière scène dont on se serait bien passés.

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29 septembre 2016

"Teens of Denial" de Car Seat Headrest

Teens of Denial

En ces sinistres années "dix", nous passons tellement de temps à écouter de l'électro dépressive, des rappeurs courroucés ou haineux, des rockers à bout de course, que nous avons un peu oublié combien la musique peut-être vivante, énergique, en un mot, belle. Will Toledo, le jeune geek à lunettes qui se cache derrière le nom joliment absurde de Car Seat Headrest, après des dizaines de chansons publiées sur de nombreux albums sortis plus ou moins de manière amateur, arrive d'un coup sous les feux des projecteurs avec ce "Teens of Denial" dont on parle enfin un peu partout... mais sans doute pas assez encore. Car comment vous décrire la musique de Car Seat Headrest ? Une sorte de rencontre entre des Strokes de la campagne avec le grunge, ce qui donne de longues envolées échevelées - à la manière d'un Neil Young, avec lequel Toledo partage clairement le goût pour les guitares bruyantes - sur laquel Ray Davies aurait été invité à chanter après avoir ingurgité pas mal d'alcool ? Ça vous évoque quelque chose ? Non, alors parlons plutôt de l'euphorie irrépressible que cette musique fait naître en nous, de ces pics d'énergie - voire d'hystérie - ça et là qui nous jettent dans une transe bienheureuse, de ces mélodies terriblement accrocheuses qui ne nous lâchent plus après deux ou trois écoutes seulement de "Teens of Denial". Et donc de cette impression formidable d'avoir découvert, à défaut d'une musique nouvelle, au moins un nouvel artiste porté par une foi juvénile mais apparemment inextinguible en les mérites de la musique bruyante. Forever Young ?

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28 septembre 2016

Séance de rattrapage : "La Prochaine Fois Je Viserai le Coeur" de Cédric Anger

La prochaine fois affiche

Rien de plus casse-gueule désormais que le film "de psychopathe", sujet usé après une vingtaine d'années des mauvais (et de bons, aussi...) films hollywoodiens. La caution de "l'histoire vraie" vient d'ailleurs s'ajouter comme un méchant risque supplémentaire : entre le spectaculaire putassier et le point de vue moral forcément réducteur, entre le "c'est affreux, mais ça s'est passé comme ça !" et la complaisance envers l'esthétique du crime, comment trouver la place de faire un film "juste" ? C'est une question que s'est visiblement posé Cédric Anger, et même si ses réponses ne sont pas parfaites, il faut admettre que son "la Prochaine Fois je Viserai le Cœur" a sacrément de la gueule... La gueule de Guillaume Canet, d'ailleurs, excellent dans un mode paradoxalement atone et pourtant émotionnellement explosif : il porte le film jusqu'au bout, ou plutôt il porte parfaitement la vision d'Anger, en équilibre instable entre contemplation accablée d'actes abjects et dégoût profond envers la grisaille conformiste de la France de la fin des années 70. S'il y a des maladresses dans le film, ce sont les scories habituelles du genre qu'Anger n'a pas eu le courage d'éliminer radicalement : une musique trop envahissante, quelques explications psychologiques faciles - l'impuissance, l'homosexualité refoulée... Il est heureusement facile de les ignorer pour ne retenir que la grande justesse du regard sur les personnages, et surtout la magnifique juxtaposition d'éléments apparemment inconciliables : le dégoût du tueur pour la crasse et l'animalité, alors qu'il vit dans les ordures ; son amour de la nature et des animaux et sa haine de l'humanité ; son souci de transmission envers son jeune frère par rapport à son mépris irrépressible envers les faiblesses de ses collègues, etc. Mais la plus grande noblesse du film d'Anger, c'est de ne pas avoir peur d'affirmer que toute compréhension, toute empathie est impossible, mais que, en dépit de tout, ce psychopathe absolu partage beaucoup plus de choses avec nous, spectateurs embarrassés, que nous voulons l'admettre.

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27 septembre 2016

"Consumés" de David Cronenberg : l'épreuve...

Consumes

S'il y a une leçon à retenir de l'épreuve interminable que constitue la lecture des 370 pages du "Consumés" de David Cronenberg, c'est bien que le fait d'être un artiste important dans une forme d'Art spécifique ne saurait constituer un laisser passer pour prétendre "aller voir" ailleurs en toute impunité critique : finalement Houellebecq est quand même un piètre photographe, et Lynch un musicien peu excitant... Bon je sais qu'on peut trouver des contre-exemples, mais quand même... Tout fanatique des films déviants de la première période de la filmographie du Canadien pervers se devait apparemment - comme je l'ai fait - de se précipiter sur ce livre trop beau pour être vrai (en effet), promettant l'adaptation en roman des déviations malades qui nous enchantèrent autrefois, de "Frissons" au "Festin Nu" en passant bien sûr par "Crash"... sans que la critique littéraire (au moins française) ait fait le moindre du monde son travail, qui aurait été de nous avertir qu'il s'agissait là d'un... ratage particulièrement cruel. D'un livre terriblement mal écrit, mais également prétentieux, vide et fastidieux. D'une sorte de plagiat, par un amateur totalement dénué de talent et sans imagination, des théories et des œuvres - souvent brillantes, on le sait tous - d'un J.G. Ballard (la connexion "Crash", évidente), "enrichie" par des détours sur les terres d'unBret Easton Ellis : bref, exactement le sujet qu'on "attendait" d'un film deCronenberg, massacré par l'incompétence narrative et stylistique de quelqu'un qui n'aurait certainement pas dû se risquer au delà de l'écriture d'un scénario. S'il arrive à passer outre la cruelle médiocrité "littéraire" de "Consumés", le lecteur mortifié n'aura ainsi que des absurdités banales, presque parodiques, à se mettre sous la dent : des héros haïssables dans leur addiction infantile pour les média "modernes", des philosophes français partouzeurs, des chirurgiens est-européens vénaux, des maladies dégénératrices, des obsessions maladives pour les insectes, du cannibalisme amoureux, le tout dans un monde où l'imprimante 3D permet de réaliser la virtualité de nos instincts criminels. En écrivant cette liste à la Prévert, je me rends compte pourtant que je joue le rôle que Cronenberg m'a assigné, faire saliver ses fans, avides de retrouver leur maître en déviances : oui, il y a tout cela dans "Consumés", et bien plus encore, mais ce "livre" ressemble bien plus à un catalogue imbécile établi pour choquer le bourgeois qu'à une quelconque oeuvre littéraire. J'avoue quand même que dans la seconde partie du livre, je suis un peu sorti de ma torpeur pour sourire quand Cronenberg attaque une assez savoureuse histoire sur le cinéma nord-coréen et la défection d'intellectuels et de scientifiques français passés au service de l'ineffable Kim Jong-Il, ce qui aurait constitué à mon sens un sujet pertinent pour un autre livre que ce consternant "Consumés" : ces quelques moments de plaisir ont été vite oubliés en constatant la lâcheté avec laquelle Cronenberglargue finalement son lecteur à la dernière page, incapable d'aller jusqu'au bout de la logique de son histoire. En un mot, pitoyable.

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26 septembre 2016

Séance de rattrapage : "Lolo" de Julie Delpy

Lolo affiche

La comédie française va mal : ce n'est pas nouveau, d'ailleurs a-t-elle jamais été bien, quand on pense qu'aujourd'hui, on réécrit notre histoire en prétendant que Louis de Funès était une sorte de génie...? "Lolo" ne sera donc pas une exception au milieu d'un paysage sinistré, malgré les ambitions louables de Julie Delpy de réaliser un film quelque part entre grosse farce populaire (la caution Dany Boon ?) et le cinéma US "indie" qu'elle fréquente. Soyons clair, il y a deux vraies bonnes idées dans "Lolo" : faire du personnage de l'ado en plein œdipe un véritable psychopathe et aller jusqu'au bout des excès qui en découlent, et puis confier le rôle à un Vincent Lacoste qu'on n'avait encore jamais vu aussi bon (à la fois inquiétant, déviant, sympathique et drôle, un vrai défi, brillamment relevé). Pour le reste, c'est l'habituelle bérézina : un scénario pas trop bien construit, en particulier quant il s'agit de conclure, des acteurs un peu perdus (soit le personnage de Danny Boon était mal écrit, soit il n'a pas compris quoi en faire et comment l'interpréter...), et un recours à la vulgarité la plus banale (terrible de demander à Karin Viard d'être aussi ordinaire !) et finalement déplacée par rapport au sujet et au ton du film (non, on n'est pas chez les post adolescents d'Apatow, ce n'est pas du tout de cela dont on parle ici !). Même si au final, grâce à Lacoste, on n'a pas eu l'impression de perdre complètement son temps, "Lolo" est une déception de plus.

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25 septembre 2016

Relisons les classiques de la BD américaine : "Une Affaire de Famille" de Will Eisner (1998)

Une Affaire de Famille

Will Eisner est grand, immense même : l'un artistes américains les plus importants pour avoir contribué sans doute plus que nul autre à la transformation des comics en un Art adulte. Mais cela ne veut pas dire que tous ses livres soient des chefs d'oeuvre... même si je n'en ai personnellement trouvé aucun de vraiment mauvais. "Affaires de Famille" est donc juste "bon", ce qui n'est pas si mal : sur un thème très convenu - les vilains secrets d'une famille et les lâches manoeuvres des uns et des autres au moment de se positionner pour hériter du père presque mourant, Eisner se révèle cette fois un tantinet fainéant, abandonnant pour un temps son extraordinaire travail sur l'espace urbain et intime, se contentant de situer ses personnages dans des taches de couleur. Et ne cherchant pas à élever son récit vers les sommets de la tragédie ou au contraire du ridicule, se contentant donc d'une chronique assez mesurée de l'horreur familiale. C'est un choix respectable, correspondant sans doute à un désir de réalisme qu'il veut implacable, mais on sort de cet "Affaires de Famille" un peu déçu, en dépit d'une fin assez maligne. Bref, chez un autre artiste qu'Eisner, on encenserait peut être la cruauté banale de cette BD : ici, pour le coup, on sait le maître capable de bouleversements émotionnels autrement plus intenses. Et plus originaux.

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24 septembre 2016

Séance (tardive) de rattrapage : "Paddington" de Paul King (2014)

Paddington Affiche

S'il ne datait pas de déjà près de deux ans, il serait tentant de lire l'histoire de "Paddington" comme un plaidoyer humaniste en faveur de l'accueil des migrants : voici un "réfugié climatique" péruvien, attiré par les récits sur la munificence de l'Occident que les colonisateurs du passé ont laissé derrière eux, débarquant à Londres et confronté à la douloureuse expérience de l'indifférence générale face à sa situation, lui qui cherche une nouvelle "maison" où recommencer sa vie. Bien sûr, son adaptation à une réalité qui lui est largement étrangère entraînera bien des désordres, et, logiquement, un rejet encore plus fort de ceux qui ont déjà du mal à ouvrir leur porte (et leur cœur). Paul King effectue alors la démonstration "classique", peut-être trop politiquement correcte, que l'émigré apporte avec lui une mutation de la cellule sociale, familiale, qui s'avère finalement positive, pourvu bien sûr que les hommes et femmes de bonne volonté se lèvent pour combattre le Mal (incarné par une actrice américaine, star globale, ce n'est sans doute pas pour rien...), ce Mal avant tout idéologique qui souhaite "empailler" à tout jamais l'exotisme étranger dans une posture figée d'objet de curiosité pour musée. J'exagère ? Peut-être, mais si on ignore ce sous-texte, que nous reste-t-il ? Un film beaucoup trop gentillet pour son propre bien, accumulant clichés sympathiques et stéréotypes rebattus, et à peine dynamisé par une mise en scène réussie : oui, un film pour enfants des plus "standards", agréable et inoffensif. 

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23 septembre 2016

Revoyons les classiques de la Série TV : "Band of Brothers" (2001) de Stephen Ambrose

Band of Brothers Affiche

Mini-série sans surprise mais profondément satisfaisante, "Band of Brothers" décline à la perfection le programme concocté par Spielberg et Hanks après le succès critique et public du "Soldat Ryan" : nous conter avec tout le professionnalisme hollywoodien l'épopée d'une division exemplaire de parachutistes, du D-Day jusqu'à la victoire contre les Nazis. Personnages bien construits interprétés par une troupe brillante de jeunes acteurs dont certains deviendront des stars (reconnaissez-les dans les seconds rôles ou de simples "cameos" !), clarté de la narration chorale, justesse des situations historiques, même si clairement vues d'un seul point de vue yankee, intelligence de la mise en scène, tout concourt à la réussite du projet "Band of Brothers". Pourtant, malgré l'éprouvant réalisme des scènes de combat, ce sont sans doute les épisodes périphériques, plus originaux, qui marqueront les mémoires : la brillante introduction sur le camp d'entraînement, le magistral épisode sur la découverte d'un camp de concentration, et la conclusion ambiguë du retour à la médiocrité humaine (accidents de la route, pillages, mensonges, criminalité médiocre remplacent vite l'héroïsme et la solidarité...) sont ce qu'il y a de plus fort dans "Band of Brothers", tandis que les classiques scènes de guerre n'évitent pas toujours les poncifs du genre. Si l'on ne demandait certes pas à Spielberg de prendre trop de recul par rapport au patriotisme et à la foi, si constitutifs du "grand récit américain", un soupçon de remise en perspective des événements (je pense par exemple au travail de Eastwood sur Iwo Jima...) aurait permis à "Band of Brothers" d'atteindre un statut artistique et intellectuel que son respect convenu des codes de la narration classique lui interdit. 

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22 septembre 2016

"Nine Track Mind" de Charlie Puth : je crois qu'on ne se parlera plus...

Nine Track Mind

Vous savez, j'ai une excuse : dans ma maison, j'ai des jeunes femmes et des jeunes filles, ce qui m'expose à ce genre de musique que l'on ne peut guère que qualifier de "soupe commerciale de mauvais goût". Mon autre excuse, moins recevable, c'est que depuis que The Beautiful South n'existe plus, je suis de temps en temps en manque de ce genre de "pop soul" sirupeuse ! Les notes de pochette de "Nine Track Mind" présentent Charlie Puth comme un jeune homme méritant, soutenu par sa maman dans une ambiance "Raisins de la Colère" un tantinet médiatique (bon, j'exagère, je sais...). Sur son premier album, Charlie fait tout : il compose, il joue, il chante, il produit aussi. Il se prend pour un jeune Mozart, j'imagine, mais il invite les starlettes à la mode pour chanter avec lui, et vend sa musique pour la BO de "Fast and Furious". Question intégrité artistique, c'est discutable, mais je suppose que n'avoir pas eu de table de salle à manger lui a fait comprendre très jeune que c'est l'argent qui compte avant tout... Bon, Charlie a composé 3 chansons et demi très réussies, et il les case judicieusement dans le début de son album, ce qui nous dispense d'écouter la suite : c'est gentil de sa part, parce qu'il faut bien admettre que sa voix nous crispe rapidement, que l'orchestration électronique, "minimale mais emphatique" de l'album n'arrange rien, et que Charlie aurait intérêt à se trouver un vrai producteur. Sinon, je crois bien qu'on risque de "ne plus se parler" dans un avenir proche, n'en déplaise à Selena.

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21 septembre 2016

"Peter et Elliott le Dragon" de David Lowery : coeur de dragon

Peter et Elliott le Dragon affiche

Il est inutile d'épiloguer sur les désastres artistiques que constituent les adaptations "live" par la maison Disney de ses classiques de l'animation : au moins avec "Peter et Elliott le Dragon", le matériau de départ était par trop mauvais pour être gâché ! Et de fait, l'inconnu David Lowery fait plutôt un bon travail avec un scénario simple (frisant le simpliste même, mais n'oublions pas qu'on est dans un film fa-mi-lial), une réalisation ultra-classique de bon goût et des acteurs compétents (RedfordDallas Howard, du beau linge...) qui n'ont pas trop l'air de cachetonner au milieu d'effets spéciaux heureusement minimaux (le dragon, et basta...). Finalement, la seule vraie erreur du film, qui tranche d'ailleurs par rapport à un contexte curieusement noir (la mort - en hors champ, quand même - des parents dans les premières minutes du film), c'est le look farfelu d'un dragon à poils qui a plutôt des allures enfantines de chien affectueux : au milieu d'un film pas si niais que ça, c'est un choix troublant, qui décrédibilise la vision "réaliste" du réalisateur. Comme quoi, quelqu'un à la production a fini par manquer de courage et a opté pour un compromis absurde.

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