Le journal de Pok

27 mai 2017

"I Love Dick" de Jill Soloway : I Love Jill !

I Love Dick afficheDepuis l'éblouissement ressenti devant "Transparent", il est peu de dire que le travail de Jill Soloway nous importe et que nous attendions son "I Love Dick" avec impatience. On aura pourtant besoin cette fois de quelques épisodes pour être totalement convaincus, sans doute parce que le monde de l'Art Moderne, même exilé au fin fond du Texas, a quelque chose d'irritant dans son mélange absurde de prétention vaguement condescendante et de vraies ambitions quant à une compréhension du monde. Mais peu à peu, le talent, le génie peut-être de Soloway s'impose par delà les qualités et les défauts très criants de l'oeuvre adaptée (un roman qui a fait du bruit aux US...), et l'enchantement se répète : plus l'on avance dans un récit qui superpose merveilleusement le récit trivial d'une obsession sexuelle hystérique - forcément hilarante - et une description de plus en plus enthousiasmante de la manière dont l'Art nous ouvre au monde et nous permet de résister, plus "I Love Dick" est convaincant. Le dernier épisode, porté par ses trois acteurs incandescents (Kevin Bacon, bon comme jamais auparavant, Griffin Dunne qu'on a plaisir à revoir et surtout Kathryn Hahn qui se met en danger à chaque scène), est une véritable épiphanie, tout en ne renonçant pas à une vision extrêmement réaliste de l'Amour et du sexe. Magique, encore une fois !

Posté par Excessif à 07:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


26 mai 2017

Séance (tardive) de rattrapage : "Brooklyn" de John Crowley

Brooklyn affiche"Brooklyn" devrait être étudié dans toutes les écoles de Cinéma en tant qu'exemple parfait de ce qu'il faut faire si l'on veut réaliser un film d'une heure cinquante qui ne parle de rien de pertinent, et qui gâche systématiquement tous ses atouts, comme par exemple une actrice qui accroche vraiment la lumière (Saorse Ronan, qui reste la seule raison valable de s'infliger autant d'académisme mou), ou un thème - l'immigration et le déchirement entre son pays d'origine et son nouveau foyer - pour le moins d'actualité. Tout spectateur normalement constitué - je ne parle pas des sourds et aveugles de l'Académie des Oscars qui ont nominé 3 fois (trois fois !) "Brooklyn" (il devait s'agir d'une private joke...) - commence le film plein de bonne volonté, mais décrochera à mi-parcours, engourdi par tant d'inanité : le scénario, pourtant signé de notre ami Nick Hornby, survole à toute allure les conflits, les difficultés que rencontre son personnage dans sa nouvelle vie d'immigrante, évitant incompréhensiblement tout ce qui pourrait dépasser le stade de l'émotion artificielle pour aller chercher un peu de vérité dans des situations dont on rage de ne voir que si peu de choses. Lorsque Eilis retourne à la verte Irlande, on atteint des sommets d'insignifiances, son dilemme moral et émotionnel étant résolu comme par hasard, sans que rien ne soit appris. Il est d'ailleurs impossible de détester franchement ce "joli film", puisque rien ici ne dépasse l'anecdote et que le formalisme ripoliné de l'image évoque un monde de pacotille où tout fini forcément bien, pourvu qu'on s'en tienne à son chemin bien tracé. On l'aura simplement complètement oublié dès que le générique de fin aura commencé à défiler.

Posté par Excessif à 07:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

25 mai 2017

"Whiteout Conditions" de The New Pornographers : l'enfer blanc

2017 05 18 The New Pornographers Divan du Monde AlbumCela presque 20 ans que les "New Pornographers" existent et abreuvent le monde depuis Vancouver de chansons puissantes et aux mélodies régulièrement irrésistibles (soit la définition exacte du fameux "Power Pop", genre bâtard - entre rock dur et pop suave - dont on pourrait acter la naissance avec celle des géniaux Kinks, et qui ne devint brièvement "commercial" qu'au cours des années 80), ne suscitant malgré des critiques élogieuses que l'indifférence du public européen, et notamment français...). "Whiteout Conditions" est le septième album de ce groupe que les Canadiens qualifient de manière optimiste de "super-", du fait qu'il s'agit pour ses musiciens d'une occupation parallèle à leurs carrières individuelles, localement assez notables... Et l'on ne voit pas très bien ce qui pourrait ici créer un déclic suffisant pour changer la notoriété très réduite du groupe, hormis la... stupéfiante qualité de ses chansons. Avec le départ, regretté par certains pour le décalage qu'il créait par rapport à la folie joyeuse du groupe, de Dan Bejar, Carl Newman a ici les mains libres pour aligner ses compositions frénétiques, intenses, pour tout dire splendides (... qui dissimulent comme de bien entendu des textes légèrement dépressifs...). S'il faut trouver un défaut à "Whiteout Conditions", c'est indiscutablement la fatigue que peut faire naître l'enchaînement imparable de compositions pop débitées à 100 à l'heure, dans un maelstrom qui évoque aussi bien les gimmicks de synthés des années new wave que l'alchimie émotionnelle de leurs compatriotes d'Arcade Fire. La manière dont la production entremêle les voix masculines et féminines, dont celle de Neko Case (qui est moins dans cet album dans son registre romantique habituel), dans des harmonies parfaites touche parfois à la pure magie, et certaines chansons ont ici la force surnaturelle qu'on attribue en général aux grands classiques des années 60 : c'est dire le niveau où trône désormais ce groupe. Et c'est dire combien le fait que vous continuerez tous à ignorer leur existence est de plus en plus révoltant.

Posté par Excessif à 07:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 mai 2017

Séance (tardive) de rattrapage : "Mustang" de Deniz Gamze Ergüven

Mustang afficheIl n'est pas facile d'aimer vraiment "Mustang", film pourtant sincère (on sent que nombre de scènes viennent directement du vécu de la jeune réalisatrice turque dont c'est le premier film) et important (regarder objectivement la réalité d'une société musulmane et patriarcale devient de plus en plus vital, alors que les pratiques religieuses rétrogrades se répandent). C'est que le film de Deniz Gamze Ergüven, dont on peut certes louer la sensibilité frémissante, est plombé peu à peu par les invraisemblances d'un scénario qui cherche trop dans la seconde partie du film à théâtraliser la fuite de sa jeune héroïne, et à nous assurer une sorte de happy end difficilement crédible. Le meilleur de "Mustang", c'est évidemment ces longs plans magnifiques sur les cinq sœurs vivant leurs derniers moments de liberté - malgré l'enfermement de plus en plus radical qu'on oppose à leur jeunesse fougueuse - avant que le destin ne se referme sur eux (un destin dont la déclinaison systématique des variantes est aussi une indéniable faiblesse du film..). Le problème est que la beauté de ces scènes magiques est assourdie par l'écho d'un film antérieur, très semblable dans ses thèmes et même son exécution, mais infiniment supérieur, le génial "Virgin Suicides" de Sofia Coppola : alors, plagiat, simple inspiration ou pure coïncidence ? Peu importe, mais "Mustang" se relève difficilement de la comparaison.

Posté par Excessif à 07:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

23 mai 2017

"Bosch - Saison 3" de Michael Connelly : le dernier clou dans le cercueil...

Bosch 3 jaquetteAprès une seconde saison qui nous avait redonné un peu d'espoir, le troisième volet des enquêtes de Harry Bosch voit s'effondrer cette série qui n'a décidément jamais atteint le niveau des meilleurs livres de Michael Connelly - les premiers, bien entendu. Le problème vient cette fois du scénario, très confus et peu crédible, qui plonge rapidement le téléspectateur dans une sorte d'indifférence louchant vers l'ennui. Pire, la "révélation finale" de comportements éthiquement discutables de la part de Bosch enfonce le dernier clou dans le cercueil de la série, en éloignant radicalement (et très maladroitement) le personnage de la série - toujours aussi peu incarné par le fade Titus Welliver - de celui des livres. Et nous laisse donc désemparés, ayant perdu le peu de foi que nous avions encore en cette série terriblement plate.

Posté par Excessif à 07:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


22 mai 2017

Revoyons les classiques de la S.F. : "Videodrome" de David Cronenberg (1983)

VideodromeQu'advient-il des œuvres prophétiques dont la prophétie ne se réalise pas ? (Ou pas encore ? Ou seulement partiellement ?) Comment juger objectivement une œuvre de jeunesse d'un metteur en scène dont la maîtrise n'a eu cesse d'évoluer depuis ? Mais également comment faire fi de l'importance que "Videodrome", film emblématique s'il en est, eut sur notre génération, pour laquelle il constitua un jalon important ? On n'a pas donc forcément envie de revoir "Videodrome" en 2017, mais on se rend compte au bout de quelques scènes que nos craintes, nos doutes étaient injustifiés. La rigueur formelle (qui tend à la froideur, on le sait) de Cronenberg est déjà visible malgré le budget ultra-serré du film "de genre", et la vision hallucinatoire de la contamination et de la Réalité et du Corps - grand sujet cronenbergien - par la technologie et les media sautent littéralement aux yeux, et transforment le visionnage de ce "petit film" en une expérience cinéphile majeure. Bien avant la vulgarisation de la cyber-culture, Cronenberg imaginait donc un monde menacé par le totalitarisme des images dépouillées du moindre référent réel, utilisées comme des drogues aliénantes, et à la merci des convoitises d'entreprises à l'éthique et aux objectifs douteux. Cronenberg offrait du coup à un jeune James Woods - parfaitement génial ici - l'une de ses premières grandes apparitions, tandis que les nombreux fans de Debbie Harry auront toujours une raison supplémentaire pour regarder "Videodrome', qui ajoutait une pierre pour le moins sulfureuse à la construction de sa légende d'icône rock.

Posté par Excessif à 07:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

21 mai 2017

The New Pornographers au Divan du Monde le 18 mai

2017 05 18 The New Pornographers Divan du Monde (21)21h30 : The New Pornographers sont sept sur scène ce soir : on compte en effet la présence au chant (aux côtés de Carl et de Kathryn) de Simi Stone, qui parvient à imiter parfaitement le timbre de Neko Case (… qui ne participe pas, elle, aux concerts du groupe, on le sait). L’exiguïté de la scène du Divan du Monde oblige les musiciens à jouer sur deux rangs, les trois chanteurs au premier rang avec Blaine sur la gauche aux claviers, et la guitare et la section rythmique à l’arrière, ce qui nous prive quand même un peu du plaisir d’admirer le travail toujours spectaculaire de Todd à la guitare…

Le set démarre très fort avec les accents impérieux de High Ticket Attractions qui permet de vérifier immédiatement que chez les New Pornographers, le mot “power” dans Power Pop n’est pas vain : la mélodie irrésistible de l’un des meilleurs titres de “Whiteout Conditions” est propulsée par un son puissant, à la fois compact et lyrique, sur une pulsation rythmique irrépressible. Je me souviens que lorsque j’avais découvert le groupe, cette puissance avait immédiatement évoqué celle de leurs compatriotes d’Arcade Fire, mais j’avais ensuite découvert qu’il s’agissait d’un leurre, car ici c’est la recherche de la mélodie pop parfaite qui conditionne la musique, pas l’expression de sentiments extrêmes.

Impression renforcée un peu plus tard par le merveilleux Moves, son riff presque hard (« These things get louder… ») contrastant avec les voix divines (« Slow to singalong crawl… ») qui n’arrêtent pas d’élever la chanson vers les cieux. Même au premier rang avec l’ampli de Carl Newman qui nous envoie ses décibels en pleine tronche (pour mon plus grand plaisir, vous me connaissez…), les voix de Carl, de Simi et de la souriante Kathryn restent suffisamment claires pour que le goût sucré des chansons subsiste sous l’assaut des guitares.

2017 05 18 The New Pornographers Divan du Monde (26)Bon, je ne vais pas détailler chacune des chansons, toutes simplement lumineuses, de la setlist ce soir, mais il est important de comprendre qu’il n’est nul besoin de les avoir entendues auparavant pour les savourer, l’immédiateté pop fonctionnant à plein avec les New Pornographers. Je ne connais finalement qu’une petite partie de l’abondante discographie du groupe (sept albums), mais la complexité de la découverte n’empêche jamais le plaisir… Ceci dit, je dois dire que notre ami Carl, plus ou moins imberbe cette fois, reste un leader peu souriant, peu communicatif, et totalement concentré sur sa musique, ce qui fait que je me suis dit à deux ou trois reprises qu’un peu plus d’interaction avec le public – qui lui, est en joie, et sautille, et agite les bras, et chante les chansons – ne ferait pas de mal non plus…

Moi, peinard, j’attends l’explosion, qui s’était produite, de manière sidérante, dans la dernière partie du set de la Joy Eslava en 2010… et qui se fait un peu attendre. Le joyau Sweet Talk Sweet Talk, porteur d’une allégresse totale (« Silhouette, tell me a tall tale, go shout it out… »), avec sa montée en puissance centrale, donne le signal de l’accélération finale du concert, mais ça sera Avalanche Alley, dans une version très rock, qui nous fera atteindre le nirvana, ou presque… Car, à la différence du public espagnol fanatique de l’époque, les Parisiens contrôlent un peu trop bien leur passion (?) pour le groupe, et le basculement n’a pas complètement lieu. Mass Romantic termine efficacement le set, après 70 minutes sans répit aucun.

Un rappel rapide, peut-être un peu trop, qui se conclura sur le classique The Bleeding Heart Show dans une version qui me semble moins somptueuse que dans mes souvenirs. Ah, les souvenirs des “grands concerts du passé”, c’est un peu un poison finalement. Serait-ce que, du coup, j’attendais encore plus des New Pornographers que ce set intense, brillant, qui aura visiblement contenté son public ? Que j’attendais trop de ce groupe tellement singulier, aux compositions irrésistibles et à l’énergie sans faille ? Bon, ce n’a pas été une déception pour autant, loin de là, et je sais que vais continuer à les suivre. Car comment, et pourquoi, résister, en ces temps de disette mélodique, au pouvoir de grandes chansons ? »

Posté par Excessif à 07:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 mai 2017

Okay Monday en première partie de The New Pornographers au Divan du Monde le 18 mai

2017 05 18 Okay Monday Divan du Monde (2)20h30 pile, trois dandys entrent sur scène, ils s’appellent Okay Monday, ils sont Français et ils perpétuent une certaine élégance “mod”, encore renforcée par la superbe Rickenbaker du bassiste, un instrument à la très forte symbolique. Le format power trio et l’élégance des musiciens évoquent évidemment les débuts de Jam, même si les premières chansons, nerveuses et mélodiques, portées par une voix maniérée, peuvent également rappeler les débuts de Costello à l'époque “My Aim Is True” (sans même parler du look binoclard émacié du chanteur...). Bref, que du bon : de l’élégance, du nerf, des morceaux courts et tendus, des tendances pop bien gérées en puissance… Plaisir garanti avec cette première partie qui, si elle ne révolutionne rien, remplit parfaitement son office. Le public, qui est arrivé petit à petit, manifeste son enthousiasme ; les trois musiciens paraissent absolument ravis de l’excellent accueil reçu… Bref, 35 minutes tout-à-fait satisfaisantes. Décidément, on a de la chance avec les premières parties depuis quelques mois !

Posté par Excessif à 07:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 mai 2017

"The Man in the Hgh Castle - Saison 1" de Frank Sponitz : le poids de la sauterelle...

The Man in the High castle JaquetteLiquidons tout de suite le débat inutile sur la proximité de cette série avec le chef d’œuvre uchronique de Philip K. Dick, "le Maître du Haut-Château" : bien entendu, aucun rapport, si ce n'est l'utilisation de l'univers paradoxal créé par Dick dans lequel les forces de l'Axe ont gagné la Seconde Guerre Mondiale, et de quelques uns des personnages du livre. Et là n'est pas le problème, les adaptations fidèles de Dick se comptant de toute manière sur les doigts intacts d'une main mutilée.. Le problème de la première saison de ce "Man in the High Castle", production à gros budget de la maison Amazon, c'est qu'elle est à la fois inepte et horriblement soporifique. Inepte car totalement départie d'un scénario cohérent, se contentant d'un enchaînement aberrant de situations ridiculement fausses, et conduite par un trio de personnages aussi mal écrits que mal interprétés par trois jeunes acteurs incompétents et sans aucun charisme. Soporifique car le(s) réalisateur(s), en l'absence de scènes intéressantes ou même simplement signifiantes à filmer, ont reçu des instructions évidentes de filmer les coûteux décors et de faire durer le tout le plus longtemps possible (sans doute une mauvaise interprétation de la part de la production quant aux spécificités du cinéma japonais...). Cette Bérézina s'amplifie d'ailleurs lorsqu'on s'approche de la conclusion de la saison puisque les scénaristes font une erreur fondamentale sur ce que Dick a voulu représenter par son "Poids de la Sauterelle" (lui aussi uchronique), stupidement remplacé par des bandes d'actualité (ce qui désamorce donc et le thème de la création littéraire séditieuse et le vertige de l'empilement des uchronies), et nous gratifient même d'un final risible que l'on croirait tout droit sortie des fantaisies de "Fringe". Bref, une semi-catastrophe, seulement évitée grâce à quelques seconds rôles conséquents. Pas sûr que je continue sur ce chemin de croix.

Posté par Excessif à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 mai 2017

"Alien : Covenant" de Ridley Scott : aliénation...

Alien Covenant afficheRidley Scott doit être le réalisateur le plus ridiculement surestimé de sa génération : passé ses trois premiers films bien troussés (pas forcément les chefs d’œuvre que nombre d'entre nous veulent y voir, mais bon...), sa carrière se réduit, à une exception près ("Gladiator") à une suite de navetons sauvés du mépris qu'ils méritent par des budgets ridiculement élevés et par la prétention d'un réalisateur adorant se vautrer dans la pompe. "Covenant" ne saurait donc constituer une déception pour quiconque est assez lucide pour reconnaître les limites naturelles du cinéma de Scott : sur un scénario inepte qui fait le grand écart entre le récit "mythologique" (grand rire douloureux) de "Prometheus" et le shocker radical que fut le premier "Alien", voici un film qui superpose sans vergogne des couches de grand n'importe quoi grandiloquent et la plupart du temps terriblement plat, voire ridicule (oh, ces couples qui n'arrêtent pas de se déclarer leur amour et leur désespoir !), et qui n'est sauvé au final du naufrage que par l'intensité et le charme du toujours convaincant Michael Fassbender, et par des scènes d'horreur gore qui témoignent au moins d'une certaine énergie. C'est assez pour passer outre l'ennui profond de nombres de passages "techno" et la laideur accablante de la plupart des effets spéciaux, mais certainement pas pour faire de "Covenant" un film le moins du monde acceptable. Il serait sans doute temps que Ridley se range des affaires, et nous épargne d'autres "machins" informes du genre de "Covenant", Alien ou pas Alien...

Posté par Excessif à 07:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,