25 février 2018

"La Forme de l'Eau" de Guillermo del Torro : Qu'est-ce qu'un grand film populaire global ?

Qu'est-ce qu'un grand film populaire global ? Pour essayer de répondre à cette difficile question, ignorons bien entendu les zillions de films de super-héros bas du front qui ne méritent pas le titre de "films d'action" (que McTiernan, Cameron et Miller leur pardonnent, ils ne savent pas ce qu'ils font), et concentrons-nous sur le cas de "la Forme de l'Eau", généralement traité par le public mondial en délire de "chef d’œuvre absolu"... Apparemment, il s'agit donc d'un film traitant des Etats-Unis d'hier, mais avec assez de... [Lire la suite]
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23 février 2018

"Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand : Faits Divers

 Plus d'une centaine de femmes meurent chaque année en France, assassinées par leur conjoint. Ces chiffres, terribles, ne sont même pas officiels car, honnêtement, la société s'en moque. Du coup, cela vaut aussi la peine de regarder "Jusqu'à la garde" sous cet éclairage-là... même si, et c'est heureux, le film de Xavier Legrand est tout sauf de la sociologie : c'est avant tout du cinéma, et même du GRAND... S'ouvrant sur une scène magnifique de précision et de justesse qui rappellera inévitablement les meilleurs moments de... [Lire la suite]
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05 février 2018

"La Douleur" de Emmanuel Finkiel : l'ombre désarmée

On peut distinguer deux mouvements dans le film de Finkiel, qui se complètent tout en s'opposant. Il y a tout d'abord une composante un peu traditionnelle, pas inintéressante pour autant, celle de la chronique historique : malgré une indéniable économie de moyens, "la Douleur" nous plonge de manière crédible dans le Paris de la Libération, peignant un tableau quand même assez saisissant d'une époque charnière qui vit se succéder en quelques mois la déroute de la France collabo, le départ des occupants et la découverte des horreurs... [Lire la suite]
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04 février 2018

Le cinéma enchanté de Hong Sang-Soo : "le Pouvoir de la Province de Kangwon" (2002)

Après un premier film moyennement réussi ("Le Jour où le Cochon est Tombé dans le Puits"), Hong Sang Soo a visiblement ici l'ambition d'épouser dans sa forme même les flottements du désir, et l'amertume de son inachèvement : cet état vaporeux, somnambulique, convalescent et maladif, tranquillement désespéré, qui saisit les êtres vivant les jours consécutifs à une rupture amoureuse. "Le Pouvoir de la Province de Kangwon" révèle aussi un cinéaste de l'ivresse, de l'abus d'alcool (une constante en Corée ?) qui, après de brefs instants... [Lire la suite]
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02 février 2018

Séance de rattrapage : "Good Time" de Josh & Benny Safdie

Porté aux nues par la critique et le public lors de sa présentation à Cannes, puis ignoré par le jury, "Good Time" sembla de même engendrer plus de déception que d'enthousiasme chez les cinéphiles exigeants auxquels son audace formelle et sa belle singularité semblaient pourtant le destiner. Ce demi-rejet quasi général (en gros, "ça commençait bien et puis ça se perd") quand on parle d'un geste filmique aussi tranchant, aussi clair, en dit finalement long sur nous : désirant en permanence du neuf mais facilement effarouchés quand on... [Lire la suite]
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01 février 2018

"Pentagon Papers" de Steven Spielberg : Spielberg militant ?

Le gouvernement de Trump, à peu près conforme à nos pires cauchemars, a néanmoins une foule de bonnes conséquences, en particulier du fait du réveil d'une conscience politique disons "de gauche" (pour les USA, entendons-nous bien) et d'un indéniable militantisme chez les artistes, même chez ceux qu'on imaginait les plus confortablement installés dans le système, comme ce bon vieux Tonton Spielberg. Regardé sous cet angle, celui de l'urgence de la défense de la liberté de la presse et des lanceurs d'alerte, mais aussi celui de la... [Lire la suite]
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30 janvier 2018

"3 Billboards" de Martin McDonagh : No Country for Young Girls

D'abord, essayer d'écrire quelques lignes sur "3 Billboards" sans se référer aux Coen Bros, malgré Frances McDormand, malgré la musique, malgré l'Amérique profonde et la violence sèche et sporadique. Parce que McDonagh joue dans une cour complètement différente, celle d'un cinéma commercial, excessivement "écrit", plus soucieux de ses effets sur son spectateur que de parler d'une réalité américaine, contemplée plutôt avec l'oeil goguenard du touriste, et bien loin du vertige métaphysique que provoquent les plus belles oeuvres des... [Lire la suite]
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21 janvier 2018

"Les Heures Sombres" de Joe Wright : le discours d'un Premier Ministre

"Les Heures Sombres" est un film qui a tout pour que je le déteste : c'est un biopic, célébrant sans vergogne les vertus exceptionnelles du peuple anglais, interprété par un (grand) acteur grimé pour ressembler le plus possible à son personnage, qui en fait des tonnes dans un rôle forcément oscarisable. Pire, le tâcheron Joe Wright se surpasse avec une mise en scène enflée et gonflante, sensée rajouter un maximum de lyrisme et de spectaculaire dans ce qui n'est a priori qu'une histoire de mots et de capacité à convaincre les autres.... [Lire la suite]
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18 janvier 2018

Les films d'Eric Rohmer passeront-ils l'épreuve du temps ? "Les Nuits de la Pleine Lune" (1984)

Avec ses "Nuits de la Pleine Lune" (qui rencontrèrent un certain succès populaire, pour une fois...), Eric Rohmer avait atteint une sorte de classicisme épuré, sans pour autant abandonner sa méthode si particulière de regarder, et de filmer l'amour et son époque. Avec ses personnages, comme toujours, vaguement irritants et prisonniers de leur propres déclarations péremptoires, se débattant dans l'une de ces crises vaguement absurdes qui font pourtant nos vies, il s'agit peut-être du film le plus moral de Rohmer, qui est sans pitié... [Lire la suite]
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15 janvier 2018

Les films d'Eric Rohmer passeront-ils l'épreuve du temps ? "L'Ami de mon Amie" (1987)

Eric Rohmer boucla donc en 1987, avec cet "Ami de mon Amie" sa série des "Comédies et Proverbes", soit l'observation amusée - mais cruelle - des comportements des jeunes Français de son époque. Dans le cadre élégant et froid d'une "ville-nouvelle", on voit évoluer ces "jeunes professionnels des années 80" dont les valeurs sont avant tout matérielles, dont les idées ont été définies par la culture dite populaire, et qui ne semblent jamais très profonds. Rohmer leur applique ses règles habituelles du marivaudage et de la confusion des... [Lire la suite]
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