2019 06 14 JC Satan Trabendo (12)

22h : la première chose qui me vient à l'esprit quand Arthur tire ses premiers riffs de la soirée de sa guitare et de l’ampli Orange juste en face de moi, c'est : "P... ! Je n'ai pas entendu quelqu'un jouer aussi fort depuis Gedge de Wedding Present en 1989 !" Ayant admis que ce soir, on perdrait un peu d'acuité auditive, il ne reste plus qu'à profiter d'un concert où tous les voyants sont dans le rouge. Arthur, c'est un peu notre Ty Segall à nous : virtuose de la gratte, passant du rock stoner au punk sans oubler le rock garage, Arthur fait un show intense, qui réjouit autant la vue que les oreilles (enfin, ce qu'il nous en reste...), du pur rock’n’roll vraiment furieux et tout joyeux à la fois. Le seul problème ce soir, mais il est de taille, c'est que les voix sont complètement inaudibles de là où nous sommes placés, devant la scène, ce qui empêche de rentrer totalement dans le set. Mais il est clair que ça n'empêchera pas les fans, les vrais, de transformer le Trabendo en un ballroom en folie : le mosh pit est bien allumé, mais on restera dans la joie et la bonne humeur, heureusement. Arthur s'humecte le gosier au Single malt 12 ans d'âge, Paula – la chanteuse - est à genoux quand elle n’est pas au micro, Romain cogne ses fûts comme un damné…, et d'un coup le set décolle complètement : metallic KO, my man, metallic KO ! J.C. Satàn ("garage-stoner-pop jésuférienne") va jouer une heure complète, soit 10 minutes de plus que prévu, et nul ne s'en plaindra. Une belle démonstration de puissance de la part d'un groupe qu'on n’est pas loin de qualifier d'exceptionnel. Mais un set de forcenés qu'on aurait certainement plus apprécié si on avait pu profiter du chant...