Broadway Therapy AfficheS'il y a une raison - et ce pourrait même être la seule - de voir "Broadway Therapy", elle s'appelle Imogen Poots : cette jeune actrice accroche la lumière, irradie littéralement d'énergie ingénue, et, future Star Planétaire Absolue (s'il y avait une justice dans le monde du Cinéma), hisse le film un peu laborieux de notre ami Bogdanovich au moins deux niveaux au-dessus de ses qualités "intrinsèques". Pour le reste, le bon élève studieux et grand fan de cinéma classique devant l'éternel qu'est Bogdanovich nous produit un pâle succédané d'une comédie Lubitschienne, l'alourdissant de façon significative en accumulant des trucs de scénario directement inspirés du théâtre de boulevard, et surtout, s'égarant en recyclant des poncifs woody-alleniens sur la psychanalyse, poncifs auxquels il n'arrive pas à conférer la profondeur voulue. Le pire est sans doute la décision d'attribuer le rôle principal masculin à un Owen Wilson éteint, fatigué, jouant justement dans un registre typique de son travail avec Woody, et empêchant souvent le film de décoller. Malgré tout cela, notre amour inconditionnel pour Lubitsch nous amènera à beaucoup pardonner à "Broadway Therapy", et nous nous laisserons même aller à rire franchement à de nombreuses reprises...