14 juin 2022

"Les Crimes du Futur" de David Cronenberg : Cronenberg est toujours grand !

Cette fois, notre idole et notre maître, David Cronenberg, le réalisateur qui a été essentiel à la constitution de ma propre cinéphilie dans les années 80 (cette conjugaison imparable entre film de genre et hautes ambitions intellectuelles) s'est pris la porte en pleine figure. A 80 ans, ça doit faire mal, et ce d'autant qu'après une série de films conventionnels, depuis A History of Violence, il revenait enfin à son cinéma le plus emblématique. Cannes l'a boudé, les critiques l'ont descendu - trop verbeux, disent-ils -,... [Lire la suite]
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05 janvier 2022

"Tromperie" d'Arnaud Desplechin : la Vie est un Roman...

Pour qui considère Arnaud Desplechin comme l’un des réalisateurs français les plus intéressants, et place Philip Roth sur le podium des écrivains les plus importants de ces cinquante dernières années, on pouvait juger que l’adaptation par Desplechin du "Tromperie" de Roth ("Deception", en VO…) était un triomphe – artistique pour le moins, car pour le succès populaire, il ne faut pas rêver… – assuré. Ou bien que, au contraire, nos attentes étaient bien trop élevées pour que la déception ne soit... [Lire la suite]
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08 novembre 2021

"The French Dispatch" de Wes Anderson : un Américain à Angoulème

Aimer ou ne pas aimer un film de Wes Anderson, c'est seulement une question de point de vue, presque indépendant des qualités objectives du film lui-même : soit on choisit de voir le "verre à moitié vide", soit on se réjouit du "verre à moitié plein : bien entendu, les deux points de vue sont légitimes, voire même parfaitement justifiés : le verre à moitié vide : Wes Anderson est un collectionneur obsessionnel, pas très loin de la psychopathie, qui enferme des personnages théoriques dans des situations mécaniques... [Lire la suite]
12 octobre 2021

"Mourir peut attendre" de Cary Joji Fukunaga : le pire film de la franchise (et pourtant il y a de la concurrence !)

Voilà encore une séance de cinéma dont je suis sorti absolument furieux, avec ce sentiment terrible qu'on m'avait ravi trois heures de ma vie pour me faire passer par tous les stades de l'ennui, de l'irritation, du dégoût. J'ai même écrit le mot de "étron" à un ami, tellement j'étais écœuré. Et bien entendu, la grande salle du multiplexe où "Mourir peut attendre" était projeté était comble, ce qui est assez désespérant alors que tant de bons films passent dans des salles quasiment vides... mais c'est une toute autre histoire. Ce... [Lire la suite]