Entre la Vie et la Mort affiche

Un conducteur de métro à Bruxelles voit son propre fils se jeter devant la rame qu'il conduit. A partir de cette ouverture choquante, va se déployer un polar tendu et sombre, porté par la performance comme toujours impeccable de Antonio de la Torre. Car le "héros" fatigué, usé même de Leo Castañeda est un mystérieux émigré espagnol qui cache bien des secrets, et la police belge, avec Olivier Gourmet - moins impliqué, moins intense qu'à l'habitude - comme commissaire et sa fille comme inspectrice (Marine Vacth, très convaincante, par contre, dans un rôle qui lui est inhabituel), va avoir du mal à suivre le rythme qu'il leur impose.

Après un beau démarrage, déroutant, ambigu, et austère, le film de Giordano Gederlini (connu pour avoir écrit le scénario des Misérables, et également responsable du scénario de cet Entre a Vie et la Mort) dérive malheureusement vers le revenge movie des plus banals. Au point qu'à la fin, on aurait presque peur que de la Torre ne suive la trajectoire d'un Liam Neeson !

On risque bien de ne garder comme souvenir de ce film qui ne tient pas ses promesses initiales le souvenir d'un très improbable corps à corps entre Gourmet et de la Torre, pas la meilleure idée qu'ait eu Gederlini !