Astérix affiche

On m'a souvent reproché d'être par trop psychorigide quant à l'adaptation des BDs au cinéma, et de, pour faire simple, n'en aimer aucune. Et aussi d'être l'un des rares à être passé à côté d'un "Domaine des Dieux" célébré par tous. Il me semblait donc juste de "donner une nouvelle chance" au tandem Astier / Clichy qui remet le couvert 4 ans plus tard avec ce "Secret de la Potion Magique" (... et puis cela m'évitait d'accompagner ma petite fille voir "le Grinch" qui me faisait autrement peur...).

Dès la scène d'ouverture avec un Panoramix volant d'un arbre à l'autre comme si l'on était dans un film de sabres à Hong Kong dans les années 90, j'ai su que c'était râpé pour moi : je ne rentrerais pas dans le film, je n'y croirais pas une seconde... Et ce n'est pas le final débile, entre "Pacific Rim" et le tragique "le Ciel lui tombe sur la Tête", qui allait me mettre de bonne humeur...

Pourtant, le scénario original d'Astier partait bien, nous promettant une belle ballade façon "le Tour de Gaulle" - écourtée et bâclée, malheureusement -, sans parler d'une vraie compréhension de la dynamique du fonctionnement du village gaulois : à ce propos, il est toujours bon de se souvenir, devant l'éclosion du mouvement des "gilets jaunes", que le modèle sociétal français passe ainsi, comme on le voit bien dans le film, sans transition de la mésentente et du conflit entre tous à l'union générale - souvent éphémère -, sur les barricades, face à l'ennemi commun...

Sauf que Astier se plante en créant un méchant sans intérêt (toujours un problème, ça...) ou du moins mal développé une fois passé une jolie introduction, et en dévoilant beaucoup trop tôt ses cartes (il n'est pas difficile, par exemple, de deviner dès les premières scènes du film à qui Panoramix passera le relais..), transformant le visionnage de "Astérix : le secret de la potion magique" en une gentille promenade sans surprises.