Congo_requiemIl est marrant, Grangé : pondre un pavé de 900 pages sur un sujet ne lui suffit plus, il invente donc avec "Congo Requiem" un putain de concept révolutionnaire, doubler son précédent roman en inventant une autre solution et un autre déroulement à la même énigme (un serial killer - fatigue intense - inspiré de rituels de sorcellerie africaine venant menacer une famille de psychopathes...). Voici donc "Lontano bis", où on prend les mêmes et on recommence... un peu à la manière quand même des "numéros 2" typiques des Studios hollywoodiens. Bref, on s'ennuiera presque devant ces redites qui n'apportent pas grand chose au sujet, même si Grangé n'a heureusement pas peur d'aller jusqu'au bout et de décimer allègrement ses personnages "principaux". En fait, ce qui sauvera de l'oubli "Congo Requiem", ce sont ses 250 premières pages, situées dans un Congo déchiré par la guerre, au cours desquelles Grangé atteint des accents apocalyptiques saisissants, conjuguant sans vergogne clichés racistes et fascination hébétée pour l'Afrique. Même si on remarquera que le style de Grangé devient de plus en plus simpliste, voire vulgaire, impossible de nier la force de ce récit hallucinatoire.