better-call-saul-saison-2-posterSi la seconde saison de "Better Call Saul" ne bénéficie plus de l'effet de surprise qui nous avait fait placer la première saison au pinacle des séries TV du moment, force est de constater que la série de Gilligan continue à nous enchanter, nous troubler et nous faire rire, bien plus que n'importe quelle autre en ce moment : il semble donc que l'excellence atteinte par l'équipe de "Breaking Bad" dans les dernières saisons continue à se maintenir, que ce soit dans l'écriture, d'une subtilité époustouflante, dans la mise en scène, sophistiquée mais totalement au service des personnages dont on suit l'évolution - et les tourments - décrits avec minutie et énormément d'empathie, et bien entendu dans l'interprétation, digne de toutes les éloges. Si les développements de l'intrigue restent dans cette seconde saison dans la droite ligne de la première, la relation infernale (et déséquilibrée) entre Saul et son frère Chuck étant la principale source de péripéties et de souffrances pour le téléspectateur, on notera que le côté "thriller" de la série, porté par le fascinant personnage de Mike, s'accentue, sans doute pour rattraper les téléspectateurs fans de "Breaking Bad" et logiquement désemparés par un "spin off" qui explore d'autres sujets (la loi, le droit, la justice, et leurs rapports difficiles, pour faire court) certainement moins attrayants. En tous cas, avec son goût pour une savoureuse ambigüité conjuguée avec sa tendresse tangible pour ses personnages ambivalents, "Better Call Saul" reste un plaisir rare.