25 juillet 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "La Vie est Belle" de Frank Capra (1946)

On se demande toujours en revoyant, éblouis, les yeux pleins de larmes, le chef d'œuvre (qualificatif généralement abusif mais pleinement mérité ici) de Capra qu'est "La Vie est Belle" (traduction terriblement erronée du titre original d'un film qui montre que la vie - en général - n'est définitivement pas belle, mais qu'une personne peut "faire la différence"…), par quelle déviance il a pu devenir dans l'imaginaire américain le "film familial de Noël par excellence". Car derrière l'apologie "capraienne" (utopiste) de l'homme... [Lire la suite]
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14 juillet 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Sin City" de Robert Rodriguez (2005)

Et si l'on admettait une bonne fois pour toute que la BD (et le manga) et le cinéma sont deux formes d'Art qui n'ont strictement rien à voir, et qu'il est terriblement illusoire de vouloir transposer l'univers de l'un à l'autre ? "Sin City" avait tout pour être une réussite : des choix graphiques pertinents, audacieux, et non dénués d'intelligence artistique, un vrai "bon esprit" de la part de Rodriguez et Tarantino qui leur font éviter brillamment les pièges de l'adaptation "classique" ou "hollywoodienne", sans même parler de la... [Lire la suite]
04 juillet 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Le Cercle des Poètes Disparus" de Peter Weir (1989)

A sa sortie, "le Cercle des Poètes Disparus" m'avait profondément irrité : on y voyait Peter Weir, un réalisateur original que je suivais avec intérêt, se plier docilement aux codes et conventions hollywoodiennes, le pénible Robin Williams histrioner sans honte, et le jeune Ethan Hawke échouer à communiquer la moindre émotion remarquable. Quant au final consensuel, sensé nous rassurer quant aux graines de la révolte individuelle plantées dans le coeur des bons élèves disciplinés, son efficacité lacrymogène était tout simplement... [Lire la suite]
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30 juin 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Wall-E" d'Andrew Stanton (2008)

Et si "Wall-E" était tout simplement un film parfait ? D'abord, un grand film politique, pointant avec légèreté mais lucidité les plus grands défis de notre époque, un  brûlot quand même assez inattendu contre les "mauvais penchants" de l'Amérique : on listera, au delà de l'évidence écologique (les déchets plus hauts que les gratte-ciels), la préoccupation quant à la malbouffe ("... in a cup"), l'addiction aux écrans, barrage ininterrompu à la réalité - alors que la beauté est là, partout -, la merchandisation ultime des... [Lire la suite]
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13 juin 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Magnolia" de Paul Thomas Anderson (1999)

Depuis ses débuts bluffants, on a appris à circonscrire P.T. Anderson : génie moderne pour les uns, lourdaud pénible pour les autres, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne laisse pas indifférent. Et "Magnolia", son film qui m'avait le plus "parlé" à l'époque de sa sortie, témoigne parfaitement de cette ambivalence que le temps n'a non seulement pas résolue, mais a au contraire accentuée. D'un côté, il y a cette maitrise brillante du tempo, de la montée en puissance, des rythmes extrêmement complexes qui sous-tendent une mise en... [Lire la suite]
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06 juin 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Collision" de Paul Haggis (2004), honni par la critiquem adoré par le public...

"Collision" est encore un bon exemple de film plus ou moins honni par la critique (du moins, celle qui compte...), et pourtant adoré par le public. Et le revoir permet de comprendre le pourquoi du comment. Ce qui est à peu près insupportable du point de vue d'un théoricien du cinéma, c'est la manipulation permanente des affects à laquelle se livre Paul Haggis, tant au niveau de son scénario choral à haute teneur en coïncidences improbables, qu'à travers une hyper-émotivité de la plupart des scènes, saturées de sens (ou comment... [Lire la suite]
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24 mai 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "Pleasantville" de Gary Ross (1998)

L'intelligence du premier film de Gary Ross (oui, celui de "Hunger Games"), c'est de prendre à contrepied le récit nostalgico-romantique façon "Rose Pourpre du Caire" en substituant à un retour vers un passé américain idéalisé (on pense aussi au "11/22/63" de King) la visite d'un univers codifié et artificiel, au sein duquel diverses expériences plus ou moins destructrices vont avoir lieu. En ce sens, "Pleasantville" se rattache franchement au genre littéraire de la SF, au même titre qu'un "Truman Show" par exemple. La singularité du... [Lire la suite]
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28 avril 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "La Mort dans la Peau" de Paul Greengrass (204)

Faire succéder Paul Greengrass, avec son filmage explosif de pseudo-reporter, qui collait bien à des oeuvres hyper-réalistes comme "Bloody Sunday", à Doug Liman le styliste était un pari risqué pour la franchise Bourne. Si cette "Mort dans la Peau" est à mon sens très inférieure au film précédent, le grand public a suivi, sans doute séduit par l'électricité qui se dégage en permanence de cette interminable course poursuite filmée avec une urgence et un sens de la tension d'une efficacité redoutable. Il est vrai que Greengrass ne nous... [Lire la suite]
23 avril 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "la Cérémonie" de Claude Chabrol (1995)

Chabrol nous livre avec "La Cérémonie" un chef d'oeuvre de précision en terme de mise en scène, un suspense psychologique impressionnant, voire même absolument terrifiant, disséquant les mécanismes du meurtre, mais surtout ceux de la frustration, de l'humiliation, du mépris, de la méchanceté... Tous les acteurs sont bien entendu impeccables (avec quand même une mention particulière pour Sandrine Bonnaire, glaciale), et le tout a une force - psychologique, mais pas seulement - redoutable. En ce sens, "La Cérémonie" est l'un des films... [Lire la suite]
18 avril 2013

Revoyons les classiques du cinéma : "La Mémoire dans la Peau" de Doug Liman (2002)

Et si, laminés par le traitement que Paul Greengrass fit ensuite subir à la série "Jason Bourne", on avait peu à peu oublié combien Doug Liman avait réalisé avec "La Mémoire dans la Peau" l'un des plus eaux thrillers modernes d'espionnage ? Un film qui RESPECTE (terme si  peu hollywoodien) son spectateur en construisant une intrigue cohérente, en accordant à ses personnages des pauses dans l'action pour leur permettre d'exister comme êtres humains, en faisant autant que possible parler à chaque nationalité sa langue, en... [Lire la suite]