23 décembre 2018

"Une Affaire de Famille" de Hirokazu Kore-eda : Shoplifters of the World, Unite !

Cette palme d'or - juste mais contestée - attribuée à Cannes au dernier film de Kore-eda, vient à notre avis enfin reconnaître l'importance du plus grand réalisateur japonais actuel, digne héritier des Mizoguchi, Naruse ou Ozu qui furent l'honneur d'un cinéma "social" et "humain" quasiment sans égal dans l'histoire du cinéma. Car, même si "Une Affaire de Famille" ne renouvelle en rien - comme certains s'en sont plaints - ni les thèmes ni la mise en scène de Kore-eda, il lui permet d'atteindre une grandeur et une subtilité encoe... [Lire la suite]
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20 avril 2018

"The Third Murder" de Hirokazu Kore-eda : une coquille vide trop remplie...

"The Third Murder" débute par une scène forte de meurtre sauvage comme on ne pensait jamais en voir dans un film du "gentil" Kore-eda, avant d'emprunter les voies très "anglo-saxonnes" du thriller mental et du film de procès : voilà donc une véritable révolution dans le système jusque là presque routinier du prolifique cinéaste nippon. Très vite, on réalise que, heureusement, la "petite musique" habituelle de Kore-eda est bel et bien toujours là : la patience et la sensibilité avec lesquelles sont abordés les personnages,... [Lire la suite]
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21 décembre 2015

"Notre Petite Soeur" de Hirokazu Kore-eda : des visages comme des paysages et des paysages comme des visages

J'aime beaucoup le cinéma de Kore-eda, qui est sans doute mon cinéaste japonais contemporain préféré. Et j'ai retrouvé dans ce ravissant "Notre Petite Sœur" tout ce qui m'enchante chez Kore-eda : sa sensibilité lorsqu'il peint ces portraits complexes de familles, et de femmes en particulier, sa mise en scène suprêmement élégante, toujours juste, toujours à bonne distance, toujours dans le bon rythme, qu'il s'agisse de filmer des visages comme des paysages, ou des paysages comme des visages, son attention toute en légèreté aux détails... [Lire la suite]
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13 janvier 2014

"Tel Père, Tel Fils" de Hirokazu Kore-Eda

Voilà un petit moment que je suis Kore-Eda, réalisateur discret et légèrement "classique" - plutôt dans la tradition Ozu, mais sans la radicalité stylistique -, et c'est grand bonheur que de découvrir ce "Tel Père, Tel Fils", probablement son chef d'oeuvre à date : derrière le prétexte un tantinet forcé de l'échange d'enfants à la naissance (on en tremblait d'avance en se remémorant les Chatiliez-conneries sur le même sujet), Kore-Eda construit un film profond, et régulièrement saisissant, sur ce qu'est la paternité, en en abordant... [Lire la suite]
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21 décembre 2013

Gloire au cinéma nippon : "Nobody Knows" de Hirokazu Kore-Eda (2004)

Film ayant établi la réputation de Kore-Eda, "Nobody Knows" m' a toujours fait un peu peur,  tant par son sujet (une fratrie abandonnée par une mère inconsciente, et devant survivre livrée à elle même) que par sa durée (2h20). J'avais bien entendu tort, même si la dureté du thème du film, relayée par une interprétation exceptionnelle de la part des enfants,  fait que "Nobody knows" se visionne dans la douleur,  et marque durablement la mémoire. Tort parce que le talent de metteur en scène de Kore-Eda est absolument... [Lire la suite]
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