17 mai 2020

"Pinocchio" de Matteo Garrone : un film à l'image de son personnage, laid, niais et mal construit !

Je dois avouer n'avoir jamais lu le livre de Collodi, ayant été dégoûté plus ou moins à jamais de l'histoire misérabiliste du hideux pantin "Pinocchio" par l'horrible adaptation réalisée par les sombres mercenaires de la maison Disney. J'ai en également soigneusement évité jusqu'à ce jour toutes les adaptations cinématographiques, et je ne peux imputer qu'à un moment de faiblesse dû au confinement le fait d'avoir cédé au souhait de ma fille de perdre deux heures devant le film de Garrone, qui plus est avec le... [Lire la suite]
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16 janvier 2020

"Le Dieu Vagabond" de Fabrizio Dori : sulla strada...

Il est sans doute facile d'oublier combien l'une des fonctions les plus essentielles de l'Art est de nous procurer du bonheur, et la principale qualité de l'étonnant "Dieu Vagabond" de Fabrizio Dori est de nous le rappeler. L'ivresse de la découverte de ces pages enchantées, conjuguant à la fois mythologie grecque et latine, et burlesque alcoolisé, est donc l'une des plus divines sensations qui soient. Sur les traces de Van Gogh, inspiration omniprésente du dessin et des couleurs, accompagnons donc un clochard... [Lire la suite]
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04 novembre 2019

"Le Traître" de Marco Bellocchio : le héros

Et si Marco Bellocchio était l'un des grands réalisateurs italiens (presque) oubliés par l'histoire ? Depuis le choc de son "les Poings dans les Poches" en 1965, il a réalisé près d'une cinquantaine de films dans de nombreux genres différents, avec des degrés de réussite certes variables. Il a fallu son très beau "Vincere" en 2009, où il croquait un portrait dévastateur de Mussolini pour qu'on se souvienne véritablement de son importance, mais c'est ce remarquable "Traitre" qui devrait lui valoir, enfin, sa juste place au... [Lire la suite]
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02 mars 2019

"Ada" de Barbara Baldi : résistance...

En mai dernier, "La Partition de Flintham" nous faisait découvrir, émerveillés, l’Art de Barbara Baldi, graphiste italienne plus qu’inspirée, capable de créer des ambiances saisissantes à l’aide de taches de couleurs et de lumières composant des paysages aussi abstraits – quasi mentaux – que fabuleusement évocateurs. Présentée par l’auteure comme une ode à la résistance, "Ada" se déroule pendant la première guerre mondiale, en Autriche, mais cette localisation géographique et temporelle n’a que peu de conséquences sur un récit qui... [Lire la suite]
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07 décembre 2018

"Kraken" de Pagani et Cannucciari : le manque de(s) profondeur(s)

Le mythe du Kraken a déjà donné lieu à diverses adaptations BDs intéressantes, la plus marquante restant sans doute celle de Bernet et Segura qui confrontait le monstre lovecraftien à la noirceur urbaine contemporaine. L'excellente idée de Pagani est de faire du Kraken une puissante métaphore du trouble, voire de la monstruosité qui se niche dans l'inconscient de chacun - que nous soyons des citadins victimes de la superficialité du succès, comme le "héros" défait de cette histoire, ou des pêcheurs s'accrochant aveuglement à des... [Lire la suite]
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30 mai 2018

"La Partition de Flintham" de Barbara Baldi : lumière dans la nuit

Une bonne BD peut-elle atteindre à la "grandeur" par la seule force de son dessin ? Le sens commun suggère que non, bien sûr, puisque la dictature du scénario tout-puissant nous a depuis longtemps convaincus d'exiger aussi une bonne histoire. Mais voilà que cette "Partition de Flintham" arrive pour ébranler nos certitudes. Premier livre d'une visiblement brillante illustratrice italienne, Barbara Baldi, ce livre nous envoûte, nous enchante, nous promène, simplement (?) à l'aide de ses images sublimes, sombres aquarelles rendant... [Lire la suite]
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16 mars 2018

"Celle qui fuit et celle qui reste" de Elena Ferrante : nous nous sommes tant aimés...

Avons-nous trop vite porté aux nues Elena Ferrante ? La déception, teintée d'un léger ennui que suscite "Celle qui fuit et celle qui reste", troisième volume un peu raté de cette "Amie Prodigieuse" au succès commercial étonnant, soulève la question. Sans doute pas, si l'on reconnaît que le style "entraînant" de Ferrante continue à jouer à plein régime sur un lecteur qui lâchera difficilement son livre et le dévorera à un rythme finalement plus typique de la lecture mécanique d'un polar commercial. Peut-être, si l'on établit le bilan... [Lire la suite]
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14 mars 2018

"Call Me By Your Name" de Luca Guadagnino : A nos amours...

2018 est une année cinéma qui commence d'une manière très particulière pour moi : après un flashback éprouvant sur des souvenirs d'enfance soigneusement enterrés ("Jusqu'à la garde"), voici qu'un obscur cinéaste italien vaguement arty réussit à immortaliser le plus bel été de ma vie. Oh, je ne prétends pas avoir su jamais jouer de la guitare comme Elio sait jouer du piano dans "Call me by your Name", ni évidemment avoir eu des parents aussi brillants intellectuellement que les siens... même si j'aurais, comme tout adolescent... [Lire la suite]
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30 octobre 2017

"Le Nouveau Nom" de Elena Ferrante : Italian Chick Lit'

C'est quand une amie férue de littérature m'a demandé : "Tiens, tu lis Ferrante ? Mais c'est de la chick lit', ça, non ?"... que j'ai compris que l'incroyable fascination qu'exerçait sur moi "le Nouveau Nom", plus encore que son prédécesseur, "l'Amie Prodigieuse", tenait à ce sentiment déroutant d'être pendant 500 pages dans la tête d'une jeune femme. Et de mieux comprendre le fonctionnement de la pensée féminine, en permanence torturée par ses complexes (son origine sociale, son sentiment d'infériorité par rapport à son amie Lila) et... [Lire la suite]
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28 novembre 2016

Découvrons les classiques du cinéma italien : "Théorème" de Pier Paolo Pasolini (1969)

En 2016, il n'est pas facile de regarder, et encore moins d'aimer "Théorème", un célèbre film de Pasolini qui paraît plus aujourd'hui un marqueur de sa turbulente époque qu'une véritable pierre blanche dans l'histoire du Cinéma (majuscule, forcément quand on parle "d'auteurs" comme Pasolini, même si dans son cas, c'est souvent pour la mauvaise raison du scandale qu'on parle de lui...). Non pas qu'on ne puisse prendre un peu de plaisir devant cet objet bâtard qui hésite entre le pamphlet politique et l'écriture libre de la poésie avant... [Lire la suite]
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