24 mai 2018

"La Casa de Papel" de Álex Pina : pot de Nutella

Bon, soyons lucides : "La Casa de Papel", c'est vraiment n'importe quoi, et il est si facile de faire des "trous dedans" que ce n'est même pas amusant : n'importe qui dont le cerveau n'a pas encore été détruit par les drogues de divertissement ou par l'abus de réseaux sociaux ne pourra qu'être consterné par l'incohérence de la plupart des personnages, l'invraisemblable complète des situations, le franc n'importe quoi des scènes de mitraillage général, le ridicule consommé des scènes amoureuses qui s'accumulent en dépit du bon sens. Et... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

07 janvier 2018

Séance de rattrapage : "Que Dios Nos Perdone" de Rodrigo Sorogoyen

D'abord, soyons cléments avec la critique et le public français qui ont largement surestimé ce "Que Dios Nos Perdone" beaucoup trop espagnol pour que tous les thèmes qui se bousculent dans son scénario engorgé soient perceptibles hors des frontières ibériques. Il faut néanmoins insister sur la forte tonalité anti-religieuse du film, qui ne se limite pas à la toile de fond ironique de la visite papale dans un Madrid miné par la crise économique : en effet, le titre du film et le livre inspirant le serial killer ("Camino") sont une... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 novembre 2017

Séance de rattrapage : "La Colère d'un Homme Patient" de Raúl Arévalo

Le cinéma espagnol va très mal depuis des décennies et les espoirs créés par l'apparition vigoureuse d'un cinéma de genre il y a déjà bien des années ont été déçus. Aujourd'hui, en Espagne, la mode est aux thrillers glauques : pourquoi pas ? Reste que la célébration unanime d'un truc aussi informe que ce "Tarde para la Ira" ne nous rassure pas. Avec son scénario bâclé dont l'indigence est un temps occultée artificiellement par des ellipses qui intriguent (les 8 ans de prison de Curro, la dissimulation de sa famille), et sa mise en... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
26 octobre 2017

Séance de rattrapage : "Quelques Minutes Après Minuit" de Juan Antonio Bayona

Comme "Lo Imposible" le laissait craindre, Bayona est un réalisateur absolument haïssable, du genre à vendre son père et sa mère pour tirer des larmes à ses spectateurs pris en otages, et bien entendu ramasser le jackpot du succès populaire. Sans atteindre à la bassesse de "Lo Imposible", ce "A Monster Calls" à la réputation incroyablement surévaluée (et que je me répande un peu partout sur le "chef d'oeuvre absolu" que ce serait, à croire que tous ces gens n'ont jamais vu de vrai cinéma !) est éthiquement tout à l'opposé de ce qui... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
20 août 2016

"l'Aile Brisée" de Kim et Antonio Altarriba : l'aveuglement

En dépit de sa renommée, "l'Art de Voler" ne m'avait finalement qu'à moitié convaincu, principalement à cause du dessin trop appliqué et comme "contraint" deKim. Je réalise, en refermant cette "Aile Brisée" à la lecture un peu fastidieuse, que c'est surtout la forme de la narration choisie par Altarriba, ce flux continu, uniforme, de scènes, d'informations et même d'émotions, qui coule sans rupture, sans même un véritable remous - alors que certaines situations sont quand même excessivement brutales, voire impressionnantes -... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
01 juillet 2016

La culture des navets au delà des Pyrénées : "Ocho Apellidos Catalanes" de Emilio Martinez Lazardo (2015)

A force de voir des bons films et d' y chercher "la petite bête" pour prouver qu'on réfléchit encore un peu au cinéma, voir un bon vieux navet des familles, plus ou moins du niveau des Max Pecas du début des années 70, permet de relativiser les critiques qu'on porte trop souvent contre du "travail honorable". Ici, avec ce "Ocho apellidos...", l'analyse est d"une simplicité enfantine : tout est atrocement mauvais. Le scénario - copie dégonflée de maintes romcom américaines déjà bien peu intelligentes , les acteurs... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 mai 2016

"Julieta" de Pedro Almodóvar : doux ressassement...

  Sous l'égide de Sirk et Hitchcock, Almodóvar - le désormais mal aimé (la majorité des Espagnols, de droite comme de gauche, le haïssent, et sa popularité hors Espagne a sérieusement chuté depuis quelques années) - est entré dans l'ère du ressassement. "Julieta" ne nous offre rien de nouveau : du mélodrame à mèche lente (on s'en fout un peu et puis d'un coup, nous voilà bouleversés), un scénario trop riche (assemblage de plusieurs nouvelles, et ça se sent), une virtuosité technique de vieux maître, de... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 décembre 2015

Séance de rattrapage : "La Isla Minima" de Alberto Rodriguez

Plus nettement "inspiré" du génial "Memories of Murder", tant par son thème que par son traitement politico-social, que de "True Detective" (une étiquette qui attirera forcément plus le chaland), "la Isla Mínima" est un film certes singulier, mais qui épuise vite sa crédibilité en multipliant les effets branchés (générique à la Arthus Bertrand, musique planante envahissante) et en délaissant ses personnages principaux réduits à des clichés mutiques qui n'évoluent pas durant tout le film, et en bâclant finalement l'aspect thriller de... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 08:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
02 juin 2015

"L'Art de Voler" de Kim et Antonio Altarriba : "Toi qui entre ici, abandonne tout espoir !"

Époustouflé par la lecture de "Moi, Assassin", j'avais très hâte de découvrir le roman graphique le plus célèbre d'Antonio Altarriba, cet "Art de Voler" qui a reçu les plus hauts honneurs en Espagne. Et j'y ai en effet retrouvé "l'art de conter" magistral de l'auteur, mis ici au service d'un récit beaucoup moins "intellectuel", puisqu'il s'agit pour lui de rendre hommage à la vie de souffrances de son père, une vie qui s'est terminée après 15 ans de dépression sévère, par un envol depuis la fenêtre la plus haute de la maison de... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 08:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
23 décembre 2014

"Moi, Assassin" de Altarriba / Keko : une grande claque...

Je dois avouer à ma grande honte que je ne connaissais ni Antonio Altarriba, ni Keko, et je me suis donc pris ce "Moi Assassin" comme une grande claque autant esthétique que conceptuelle. Le remarquable travail en clair obscur de Keko combine un réalisme quasi photographique des lieux (les amoureux de Madrid ou de la Place des Vosges en seront enchantés) avec la profondeur métaphysique que nécessite le sujet du livre. Mais c'est surtout le scénario et le récit de Atarriba qui font de ce livre une oeuvre marquante, voire... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 08:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,