17 mars 2017

Le futur du Cinéma est Asie : "My Sassy Girl" de Kwak Jae-Young (2001)

Le goût pour le comique d'Extrême-Orient est vraiment ce que les anglophones qualifient de "acquired taste" (pas quelque chose de "naturel" pour l'Occidental moyen comme moi...). Bien que nourri au cinéma de Hong-Kong, Chine, Japon ou Corée depuis 25 ans environ, j'avoue avoir toujours beaucoup de mal quand on veut me faire rire avec une fille ivre qui vomit sur la perruque d'un type dans le métro, ou bien avec un jeune homme qui découvre que sa conquête d'un soir utilise un urinoir à côté de lui au restaurant. Bref, les tentatives... [Lire la suite]
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25 octobre 2016

"Bridget Jones Baby" de Sharon Maguire : mais où est passé le " 's"?

Renee est quasiment défigurée par la chirurgie esthétique mais reste affreusement pénible avec les trois grimaces qu'elle répète ad lib, Colin a perdu tellement de poids qu'il fait un peu peur, Hugh n'a pas été invité à participer mais l'un des derniers plans laisse penser qu'il pourrait être du numéro 4. Emma nous fait bien rire avec l'un des meilleurs personnages secondaires du film et les meilleures lignes de dialogue. Le scénario de "Bridget Jones ('s) Baby" peine à exploiter le potentiel de sa bonne idée de départ - un bébé, deux... [Lire la suite]
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29 mai 2015

"Un Peu, Beaucoup, Aveuglément" de Clovis Cornillac : Chopin + Serge Lama = ?

On peut faire crédit à Clovis Cornillac de beaucoup de choses pour son premier film, le plus important étant sans doute un vrai respect pour le genre, qui permet à "Un Peu, Beaucoup, Aveuglément" de dépasser allègrement la masse assez répugnante de la "comédie franchouillarde" qui nous fait généralement honte : le point de départ du film est un "concept" fécond (disons "s'aimer sans se voir,... et après ?") comme il était de mise à la grande époque de la comédie (l'axe Lubitsch - Wilder, à mon sens inégalable), développé qui plus est... [Lire la suite]
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12 mai 2015

"Broadway Therapy" de Peter Bogdanovich : pour Imogen !

S'il y a une raison - et ce pourrait même être la seule - de voir "Broadway Therapy", elle s'appelle Imogen Poots : cette jeune actrice accroche la lumière, irradie littéralement d'énergie ingénue, et, future Star Planétaire Absolue (s'il y avait une justice dans le monde du Cinéma), hisse le film un peu laborieux de notre ami Bogdanovich au moins deux niveaux au-dessus de ses qualités "intrinsèques". Pour le reste, le bon élève studieux et grand fan de cinéma classique devant l'éternel qu'est Bogdanovich nous produit un pâle... [Lire la suite]
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26 avril 2015

"The Rewrite" de Marc Lawrence : un demi succès ou un demi échec ?

Rien de honteux, au contraire même, à se faire un petit "feel good" movie matiné de romcom de temps à autre… Alors ce "The Re-Write", a priori encore inédit en France ? Hugh Grant - vieillissant et un peu fatigué quand même : "check !" Un parcours des plus prévisibles, qui verra le personnage perdu / détestable - ici pourri par Hollywood, ah ah - renoncer au nihilisme et à boire et à coucher avec des nymphettes pour adhérer aux valeurs supérieures de la "transmission" (professorale, parentale) et pour tomber sous le charme d'une mère... [Lire la suite]
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11 septembre 2014

"Les Combattants" de Thomas Cailley : Se battre !

Toute la première partie des "Combattants" a ceci de remarquable qu'elle nous plonge dans un ravissement et une excitation que peu de comédies, françaises ou autres, ont récemment réussi à créer en nous : deux beaux personnages à la singularité profonde, qui ne doivent rien aux habituels stéréotypes du genre, et la construction d'une histoire d'amour à partir d'une histoire de fascination, le tout au sein d'un portrait doux dingue - mais finalement assez réaliste - de la France telle qu'elle est en 2013, voilà de quoi redonner foi... [Lire la suite]
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16 juillet 2014

"La Ritournelle" de Marc Fitoussi : sans surprise...

Si à l'étranger, on caricature facilement le cinéma français à travers ses incontournables histoires d'adultères, ce n'est pas "la Ritournelle" qui fera changer d'avis les moqueurs ! Son scénario pour le moins léger a même le défaut de n'ouvrir aucune autre piste que celle, bien rebattue, de l'adultère comme occasion de relancer le couple en perte de vitesse, usé par le quotidien ! Les touches sociologiques bien venues - le métier de nos héros est éleveurs de bétail, et ils sont normands, ce qui change agréablement des bobos... [Lire la suite]
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21 mars 2014

"Her" de Spike Jonze : une belle anomalie...

Jusqu'à présent, j'étais resté assez sceptique devant les tours de magie de Spike Jonze, ses scénarios trop malins et son cinéma trop conceptuel pour être vraiment touchant. Et là, dans ce "Her" qui respecte pourtant les canons du cinéma de Spike Jonze, quelque chose de différent advient : l'émotion, omniprésente - mais pourtant infiniment subtile, fragile -, contrebalance enfin le trop-plein d'intelligence d'une histoire de SciFi par ailleurs incroyablement crédible (ça se passe dans quelques années, mais honnêtement, il suffit de... [Lire la suite]
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02 novembre 2013

Voyage à travers la comédie moderne : "Quatre Mariages et un enterrement" de Mike Newell (1994)

Avec "Quatre mariages et un enterrement", Richard Curtis inventait tout simplement - mais il n'y a absolument rien de simple là dedans - un nouveau modèle de comédie sentimentale, basée sur les codes de l'humour anglais et son sens ébouriffant de l'understatement, adaptés au "marché international", c'est à dire sans "trouble" profond. Débarrassés de toute vraie "weirdness", qui constitue pourtant le secret profond de cet humour fondamentalement déviant, masochiste et pourtant impérieux, les personnages et les situations fantastiques... [Lire la suite]
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09 octobre 2013

Séance de rattrapage : "Populaire" de Régis Roinsard

« Populaire » semble concentrer en une heure quarante tous les travers du cinéma français commercial récent : la fétichisation d’une époque révolue, "forcément" plus charmante que notre XXIe siècle, la primauté de la décoration sur l’histoire, l’absence dramatique d’humour dans ce qui se veut pourtant une comédie sentimentale, le charisme quasi nul des acteurs, qui incapacite le fonctionnement de l’éternel "boy meets girl", sans parler de ces personnages mal écrits, dont les motivations et le fonctionnement nous restent... [Lire la suite]
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