14 janvier 2016

Relisons les classiques de la BD franco-belge : "Monsieur Jean - Tome 1 : l'Amour, la Concierge" (1991)

Je l'avoue d'emblée : "Monsieur Jean" et Dupuy / Berberian m'irritent plutôt, avec leur discours finalement assez convenu sur le milieu "bobo" parisien, et un certain nombrilisme complaisant. Il suffit de comparer la gentillesse anodine de leur vision avec la manière dont Martin Veyron étrillait littéralement la société parisienne et le monde de l'Art et des affaires dans les années 80 avec son "Bernard Lermite" pour se rendre compte de combien on est ici dans l'anodin. Les stéréotypes sur l'amour - la séduction, la drague, les... [Lire la suite]
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13 janvier 2016

Au purgatoire du cinéma d'action : "Broken Arrow" de John Woo (1995)

Même si, après "Chasse à l'Homme", "Broken Arrow" permit à l'époque à certains admirateurs (impatients et infidèles) de John Woo d'enterrer prématurément le maître chinois perdu dans l'enfer du cinéma de genre hollywoodien, ce film reste un western moderne plutôt divertissant, tendant vers l'abstraction élégante et générant une belle violence cinétique et stylisée. Si l'on ajoute la superbe gestion de l'espace - désertique en particulier -, qui prouve que Woo - comme c'est souvent le cas des cinéastes "émigrés" (je pense à Antonioni... [Lire la suite]
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12 janvier 2016

"Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi", le tome 6 du Chat du Rabin de Sfar

Le "Chat du Rabbin" nous avait manqué. Pas Sfar, hyper actif, omniprésent. Ou alors le Sfar du "Chat du Rabbin" : plus simple, plus drôle, plus profond, plus essentiel, paradoxalement, dans son œuvre la plus populaire. Excessivement réussi même s'il reprend les chemins balisés des 5 tomes précédents, "Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi" passionne et bouleverse à la fois, parce qu'il parle d'amour avec une justesse rare. D'amour, de trahison, d'abandon, de résignation, de consolation. De changement et d'immuabilité. Du temps qui passe... [Lire la suite]
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11 janvier 2016

La mort de notre adolescence: Bye bye, Starman!

Cette fois, c'est fait, le dernier clou du cercueil de notre adolescence, à nous qui avons plus de cinquante ans (et 40 ans de rock'n'roll dans les veines), a été planté, et le cercueil est en train de descendre dans la fosse, sous la pluie froide de ce mois de janvier 2016 qui commence presque aussi mal que janvier 2015. Bowie, même si depuis le milieu des eigthies et un "Let's dance" de funeste mémoire, quelque chose s'était rompu entre LUI et nous, reste l'artiste le plus important de nos années de formation. Oui, plus que Lou Reed... [Lire la suite]
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10 janvier 2016

"Mr. Mercedes" de Stephen King : son moins bon livre ?

Je l'écris sans honte, je considère Stephen King comme l'un des seuls vrais GRANDS auteurs populaires mondiaux, c'est à dire quelqu'un qui, comme Dumas par exemple, sait dire quelque chose d'universel et de pertinent, à travers des histoires bien racontées, sans pour autant sacrifier à la facilité. Eh oui, Stephen King écrit bien - même si son approche ultra détaillée de personnages toujours très crédibles peut rendre ses livres un peu indigestes (d'ailleurs je le lis toujours en anglais, la justesse de ses dialogues passant mal la... [Lire la suite]
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09 janvier 2016

Séance de rattrapage : "Enemy" de Denis Villeneuve

On a reproché beaucoup de choses à "Enemy", un film qui a fait couler pas mal d'encre et a divisé, soit une excellente nouvelle à notre époque où les films sont objets de consommation avant tout… et ce qui témoigne de l'ambition et de l'importance croissante de Denis Villeneuve : la simplicité de son sujet, la lenteur de sa mise en scène, et même l'absence de réponses apportées par Villeneuve à son mindfuck vendu (de manière mensongère) au grand public comme un thriller fantastique. Tout cela est vrai, mais constitue à mon sens les... [Lire la suite]
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08 janvier 2016

Ma discothèque bancale : "14 Songs" de Paul Westerberg (1993)

Sans être un fan absolu de "The Mats" (le surnom affectueux donné aux Replacements par leurs fidèles), j'attendais avec impatience le premier "vrai" effort solo de Paul Westerberg ("vrai" car "All Shook Down" n'était déjà plus un véritable album des Replacements…) : il faut dire qu'une sorte de consensus avait fini par se dessiner chez "ceux qui savent" pour qualifier Westerberg de meilleur songwriter de sa génération, une sorte de Dylan punk et en état fréquent d'ébriété. Malheureusement, "14 Songs" - soit beaucoup trop, "10 Songs"... [Lire la suite]
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07 janvier 2016

La part obscure de la filmographie de grands réalisateurs : "In the Cut" de Jane Campion (2003)

Jane Campion apporte à une histoire finalement assez classique de serial killer / démembreur de cadavres féminins son point de vue féministe sur le désir : oui, les femmes peuvent avoir envie de sexe autant que les hommes, et de manière aussi crue. C'est bien, ça choque (facilement) le public habitué aux salades hollywoodiennes, mais c'est quand même un peu léger, surtout si l'on ajoute que les personnages de "In the Cut" ("dans la fente", donc…) manquent totalement et de profondeur au-delà des clichés éculés qu'ils illustrent, et de... [Lire la suite]
06 janvier 2016

Revoyons les classiques du cinéma : "Dogville" de Lars Von Trier (2003)

Expérimentant une nouvelle fois formellement, avec un décor minimaliste réduit à quelques indications au sol d'une sorte de vaste scène de théâtre, mais poursuivant sur son territoire habituel, soit la noirceur inexcusable de l'âme humaine, Von Trier nous livrait en 2003 avec "Dogville" l'un des sommets de son éprouvante filmographie : le scénario, exceptionnel, et l'interprétation intense de sa troupe toute entière lui permettaient cette fois de transcender les mécanismes un peu trop "malins" de sa mise en scène (jeux de lumière,... [Lire la suite]
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05 janvier 2016

Le futur du Cinéma est Asie : "The Mission" de Johnnie To (1999)

"The Mission" a une place privilégiée dans la pléthorique filmographie de Johnnie To : c'est pour la plupart des cinéphiles français le film de "la première fois", celui grâce auquel nous avons découvert ce grand styliste du polar, en 2001. Est-ce pour autant l'un des meilleurs Johnnie To ? Probablement… Faisant passer le pur style avant la clarté narrative - au sens où on l'entend en Occident -, l'élégance de la mise en scène avant le suspense policier, la "surface" (le look des acteurs, les figures et signes qui pullulent à l'écran)... [Lire la suite]
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