2022 02 04 Pete Doherty Studio 104 (9)

21h50 : Installé en Normandie, à Etretat, “pour se refaire une santé”, Pete Doherty s’est associé à Frédéric Lo, à la suite d’une rencontre placée sous le souvenir du regretté Daniel Darc. Frédéric et Pete sont accompagnés par une jolie troupe de 8 musiciens (parmi lesquels on est heureux de compter le brillant Jan Stumke, complice d’Olivier Rocabois, aux claviers !), trois violonistes et une violoncelliste. La musique de Lo, ample, lyrique, a souvent des sonorités romantiques très françaises (The Fantasy Life of Poetry & Crime, merveilleuse) tout en s’inscrivant dans la tradition pop symphonique anglaise : elle semble, au début, presque trahie par le chant toujours incertain d’un Doherty qui paraît un débutant timide sur scène, ses anti-sèches à la main. Mais c’est en fait ce déséquilibre qui fait le charme de ces chansons. You cant keep it from me forever, un délice pop-rock, retrouve un format musical plus usuel pour Doherty. “C’est la première fois qu’on joue ces chansons… to anyone” explique Pete : pas de problème, Pete, tout fonctionne impeccablement ! Les chansons, que nous découvrons puisque l’album ne paraîtra qu’en mars, se révèlent d’une agréable évidence mélodique, le groupe a du souffle, et le chant parfois presque enfantin de Doherty leur confère une forme d’innocence bienvenue. Et parfois bouleversante (« I’ve been trying for the door »). Un set littéralement enchanté, construit sur 10 chansons courtes qui passent très vite, trop vite, avant un final presque joyeux, Keeping me on fire

Même si c’est anecdotique, il faut reconnaître que l’interview de Doherty qui suit est hilarante, entre son commentaire sur Prince Andrew et sa reprise au débotté des Copains d’abord de Brassens.