2021 09 11 Personal Trainer Supersonic (13)

22h50 : Personal Trainer nous arrivent donc d'Amsterdam avec une réputation énorme de grosse, grosse sensation du moment, sur scène. Le résultat est prévisible : un Supersonic bondé, probablement pas loin de sa jauge maxi, d'un public - en majorité féminin- bien décidé à faire la fête. Depuis peu, Personal Trainer, ex-collectif à taille variable conduit par Willem Smit, s'est stabilisé dans un format "groupe de 7 personnes", évidemment un peu à l'étroit sur la petite scène : deux guitares, deux batteries, une basse, un clavier et occasionnellement un trombone, et Willem en agitateur plutôt qu'en chanteur. Le premier morceau, leur single The Lazer, avec un Willem, très vite torse nu, qui harangue le public, arrache tout. C'est dansant, c'est fun et c'est spectaculaire.

Musicalement, on est dans des chansons combinant funk et ritournelles électro, avec des accélérations garage rock, mais il y a tellement de chaos sur scène et dans la salle que l'on ne se préoccupe pas vraiment du genre musical. La plupart des morceaux sont gais et excitants, Willem s’excuse presque lorsqu’il nous présente une chanson plus calme, il nous semble reconnaître Muscle Memory, mais de toute façon, sur scène, ce n’est pas particulièrement lent et triste non plus ! Willem perd son pantalon, mais n’ira pas plus loin et ne jouera pas son Iggy Pop : il va le remonter sagement. Il est dommage que faute de lumière - ce soir la scène du Supersonic est quasiment plongée dans le noir - il soit impossible de prendre des photos qui puissent témoigner de ce qui s'est passé ce soir, parce que ceux qui n'étaient pas là ne nous croiront jamais.

Un rappel non prévu au bout de 40 minutes épuisantes permet à Willem de faire un court crowdsurfing, ce qui est un exploit au Supersonic. Pas moyen malheureusement, comme on a envie de le faire, d’aller au merchandising acheter le EP du groupe, Gazebo, épuisé, « …ce qui est à la fois une bonne et mauvaise nouvelle », comme nous en avait prévenu Willem !