The Room affiche

Film français qui se déguisé en film US, on ne sait pas pourquoi (certitude qu'on ne saurait plus séduire le public international si l'on n'est pas américain ?), "The Room" séduira d'emblée par une excellente idée de départ et par une mise en scène très soignée, sinon réellement originale. On avait vu récemment le concept de "l'expérimentation" sur un jeune couple enfermé dans leur maison traité avec une certaine originalité dans "Vivarium", mais, malgré une certaine similarité dans le scénario (l'enfant "attribué" au couple qui grandit de manière non "naturelle" et les dérèglements que cette présence cause), "The Room" choisit de s'orienter vers un fantastique un peu plus classique, avant de finir dans un délire absurde que les spectateurs les plus gentils (?) ont pu qualifier de "nolanien".

Car Christian Volckman semble rapidement abandonner toute la réflexion que son sujet pouvait éventuellement offrir sur le matérialisme corrupteur comme sur le fonctionnement du couple : il faut dire que l'interprétation assez médiocre de Kevin Janssens n'aide nullement le spectateur à s'intéresser aux rapports, jamais très vraisemblables, entre nos deux "partenaires de confinement volontaire"! En introduisant dans la dernière ligne droite et un basculement de notre perception, qui semble assez peu maîtrisé et surtout ne fait pas grand sens par rapport à ce qui a précédé, et en chargeant la barque de l’œdipe de manière exagérée, Volckman prouve surtout que lui et ses scénaristes n'avaient pas vraiment une idée très claire du film qu'ils voulaient faire et de ce qu'ils voulaient partager avec leur public.

Et de ça, peu de films réussissent à s'en relever.