2019 08 25 The Murder Capital RES J3 Parc St Cloud (18)

17h50 : l’un des groupes les plus attendus du Festival, The Murder Capital, est confiné à la toute petite scène Firestone, mais est accueilli par un public très enthousiaste et motivé. Il faut dire que le buzz a été intense ces derniers mois à Paris, et que l’on attend de la part de ces Dublinois ni plus ni moins qu’ils soient les nouveaux Joy Division ! Un copain nous prévient, d’un air ravi : « On va enfin voir un VRAI concert… ». Le quintette est en effet séduisant, sapé façon prolos irlandais endimanchés, la clope au bec, et arborant les poses punks rituelles pleine de morgue joueuse. Le son des deux guitares décape bien les oreilles, et la basse, tenue par un Gabriel Paschal Blake qui s’avère un showman hors pair et qui est capable de mettre le feu au public en un clin d’œil, est renversante. Il n’y a guère que la voix de James McGovern qui n’est pas, au moins en live, tout-à-fait au niveau. Le set démarre de manière très impressionnante : ces jeunes types ont le style, mais aussi la rage qu’il faut pour ce genre de musique. Oui, on est impressionnés… Malheureusement, on se rend compte peu à peu que les chansons ne sont pas au rendez-vous : tout cela flotte beaucoup dans une sorte de no man’s land indécis, sauvé parfois par des accélérations ou des pics d’intensité, mais on a du mal à voir où ces jeunes gens veulent en venir. Après un Slow Dance interminable, malgré une conclusion électrique, la déception pointe son nez. Le set finira par deux brûlots, qui permettent au moshpit de s’embraser. James rejoint les danseurs, et tout le monde est bien content… Sauf que, quand même, voilà de la musique qui n’est pas au niveau des promesses de ce jeune groupe énergique. Peut-être bien un buzz qui ne durera pas, donc, construit qu’il a été sur des sets intenses, mais manquant de substance.