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Le sentiment d'embellie procuré par le visionnage coup sur coup du dernier film des Frères Coen et du "Roma" de Cuaron aura été de courte durée, Netflix poursuivant sans répit sa mise en ligne de mauvais, voire de très mauvais films, et désespérant toujours ses abonnés encore crédules.

"Close" nous est vendu sur le seul nom de l'excellente Noomi Rapace, dont on sait que l'apparition sur un écran, même dans un film moyen, fait toujours sensation : c'est encore le cas ici, même si tout ce qui l'entoure est terriblement insipide, passée une scène d'introduction en forme de film de guerre qui laisse encore espérer un bon film d'action bien troussé. Le problème est que, entre un scénario bâclé qui peine à nous intéresser et qui nous laisse curieusement en plan avec son personnage principal à la fin, et une interprétation globalement ridicule (la palme revenant à la paire Sophie Nélisse / Indira Varma, guère aidées toutefois par des personnages absurdes…), il est difficile de trouver le moindre attrait à un film qui essaie en vain - et on peut trouver ça sympathique quand même - de nous montrer que les filles tapent aussi dur que les garçons.

On nous dit, en utilisant une excuse (pitoyable) à la mode, que "Close" est inspiré d'une personne réelle, bodyguard professionnelle, alors que toute crédibilité a été complètement bannie du film. Par contre, on ne nous épargne aucun de ces clichés racistes que l'on pensait révolus, entre les fourbes Asiatiques et les Marocains corrompus.

Tout cela n'est vraiment pas sympathique !