Better Call Saul S4 poster

La disparition de Chuck et la conclusion - par la force des choses, même si l'onde de choc du suicide de Chuck va encore causer bien des dégâts dans la vie de Jimmy - de l'intrigue basée sur la relation d'amour et de haine entre les deux frères nous laissent un peu orphelins de la très belle série qu'a été "Better Call Saul" au cours de ses 3 premières saisons. Mais on peut toujours compter sur l'intelligence de Gilligan, et si cette quatrième édition "se contente" de faire converger les différents fils de la fiction (il y en a trois, ici, "tressés" autour de Jimmy, de Mike et de Nacho...) sans les entremêler, d'où l'impression un peu gênante d'assister à 3 "séries TV" distinctes, notre plaisir de téléspectateurs va rapidement revenir ! Plus on s'approche en effet de "Breaking Bad" chronologiquement, plus on retrouve les qualités de cette narration brillante associée à une mise en scène et une photographie virtuoses, qualités qui placèrent "Breaking Bad" tout près du sommet de la Série TV contemporaine. "Better Call Saul" frise donc à nouveau l'exceptionnel, en particulier dans sa dernière partie consacrée largement aux travaux d'éxcavation réalisés par un ingénieur allemand sous la surveillance de Mike, et aux efforts de Jimmy pour récupérer sa licence d'avocat. La conclusion en sera dans les deux cas un crève coeur absolu, mais la dernière scène, accablante, prenant acte de la disparition complète du "bon Jimmy" derrière sa nouvelle identité de Saul ("It's all good, man !") est un immense moment de pur cinéma. Bouleversant, une fois encore.