2018 10 26 San Carol Petit Bain (8)

19h37 : la soirée commence - devant une salle presque vide - avec un quatuor français, angevin plus précisément, San Carol : deux claviers dont Maxime Doboscz, le chanteur, un guitariste encapuchonné et un batteur métronomique. Au début, on dirait du prog planant, sauf que les percussions dansantes montrent qu'on est bien en 2018. Et puis deux chansons aux mélodies sublimes - oui, oui (et en plus l’une s’appelle Cancer !) - nous enchantent. Et puis de longs morceaux qui peuvent évoquer la transe noisy des années 90. Et puis ce chant majestueux, solennel de Maxime. Et puis ces rythmes envoûtants qui nous font peu à peu décoller. Et puis une rupture, un morceau instrumental plus gai, plus léger pour nous prouver l'étendue de leur savoir-faire et la diversité de leurs goûts... Un long et complexe morceau, Parachutes, élève encore le débat, avant un final magnifique. Cela fait longtemps, longtemps qu’on n’a pas entendu un groupe français allant ainsi explorer des continents musicaux avec une telle détermination et, disons-le, une telle puissance. 45 minutes de très, très haut niveau, qui, de plus, a l'élégance de ne revendiquer aucune influence (à la limite, j'ai pensé à un Todd Rundgren qui serait passé par un stage chez My Bloody Valentine, mais j'extrapole sans doute trop... encore que ça indique la qualité de ce que nous avons entendu ce soir...). Très vite, il faut aller vérifier si l'album, "Houdini", est du même tonneau. On tient peut-être quelque chose, là...