Good Girls affiche

Commençant très bien avec ses connotations 'politiques" inhabituelles (la vie n'est pas rose pour la classe moyenne américaine...), et sa formule à l'évidence initialement rassurante ("Desperate Housewives" + "Weeds" + #Balance ton porc), "Good Girls" a tôt fait de s'avérer une véritable Berezina pour le pauvre téléspectateur qui déciderait de s'accrocher pour terminer coûte que coûte la première saison.

Le manque d'imagination du scénario répétant mécaniquement la même formule rend complètement impossible l'empathie avec des personnages s'enlisant dans leurs erreurs et incapables de prendre la moindre décision sensée : cela pourrait donner lieu à une comédie absurde et cruelle, mais Jenna Bans gère très mal l'équilibre de tonalité de la série, insistant régulièrement sur les aspects les plus mélodramatiques alors que, clairement, une franche méchanceté (à la manière des premières saisons de "Weeds") aurait été plus féconde.

Pire, les acteurs, au départ plutôt sympathiques n'arrivent jamais à matérialiser une véritable évolution de leurs personnages, pourtant confrontés à des événements pour le moins marquants, nous donnant ainsi un sentiment d'extrême vacuité ("Tout ça pour ça ?").

La débâcle est encore accentuée par les très nombreuses incohérences dans l'écriture, qui culmine dans les derniers épisodes, dont l'absurdité ne peut être imputée qu'à un j'menfoutisme général.

Bref, si l'on veut bien admettre que la Série TV US est bel et bien entrée dans "l'âge des formules", on aura du mal à avaler le manque de talent croissant dont témoigne désormais le genre...