2018 07 03 Laura MVula Philharmonie (5)20h35 : Laura Mvula vient de Birmingham et nous est vendue comme une étoile montante de la soul, ou plutôt de la nu-soul. Moi, je veux bien, mais les 40 minutes arides qu'elle nous a infligées, plongeant certains spectateurs dans un profond sommeil, en manquaient singulièrement, d'âme. Il y avait de la puissance vocale, spectaculairement mise en scène par une accumulation de claviers pompeux – à la Peter Gabriel, si l’on veut - et de percussions, mais pas grand-chose d'autre : pas beaucoup de vie ni d’émotion, ni même une petite structure mélodique à laquelle se raccrocher pour faire passer le temps plus vite. A sa décharge, notre mise en condition ne fut pas facilitée par l’étrange décision de rallumer la salle plusieurs fois pendant son set, peut-être pour aider les derniers retardataires à trouver leur place : pas vraiment respectueux de l’artiste, ça ! Bon, on aura pu admirer la performance vocale et la détermination de cette très belle jeune femme (l’honnêteté me pousse à avouer qu’une partie du public a, quant à lui, apprécié la prestation…), mais cela ne fait pour autant pas un bon concert…