2018 06 27 Its Sunday Trianon (4)Ils portent des lunettes noires alors que nous sommes dans l’obscurité, ils doivent être parisiens ! » Voilà ce que je me dis bêtement quand le duo Dawnie et Lucas de It’s Sunday apparaît à 19h30 sur la scène du Trianon… et je me trompe à moitié puisque Dawnes vient paraît-il de Californie. Lucas est à la guitare et Dawnie derrière un mini-kit de batterie, nous sommes dans la nouvelle tradition des duos minimalistes, et pourquoi pas ? Quand Lucas commence à chanter, sa voix trafiquée par un écho irritant, on grince des dents : la France a vraiment du mal à produire des jeunes gens qui ait une voix ! L’écho s’en va, mais le chant demeure la grande faiblesse de It’s Sunday. Et les paroles aussi : quand ils chantent en français, difficile de ne pas sourire : « Viens avec moi sous la couette / Viens me rejoindre pour faire la fête » (cité de mémoire)… Non, ce n’est pas du Bob Dylan ou du Leonard Cohen, avouons-le. « Mais la musique ? » me demanderez-vous… Eh bien, cela évoque mille choses que nous aimons ou surtout avons aimé, entre Galaxie 500, les Cocteau Twins, et tant d’autres musiques brumeuses et élégantes, c’est dépouillé, entre le beau son classique de la Telecaster et le martellement patient des fûts mais cela reste toujours trop sage. Malgré la bienveillance du public, il ne passe pas grand-chose sur scène, et on s’ennuie un peu. Ma voisine de St Etienne est optimiste : « Ils sont jeunes, ça viendra ! ». Pour me prouver qu’elle a raison, le dernier est plus fort, plus audible, plus intéressant. Accordons-leur le bénéfice du doute, ils sont bien sympathiques.