Glory Owl 3Les strips (un gag en quelques cases alignées, mais pas que…) de Glory Owl – où le « hibou » a donc remplacé le « trou » du voyeur, mais la gloire n’en est que plus euh… glorieuse – paraissent depuis près de 4 ans en version papier, après avoir émerveillé la populace avide de défécations sauvages ou de turlutes sataniques lors de leur première publication sur le Net. Les plus gravement malades d’entre nous se précipiteront sur cette troisième livraison, qui s’apparente autant à la nouvelle attaque d’une maladie vénérienne futuriste, qu’à un hommage circonstancié aux grands génies de l’humour absurde, dont Pierre la Police serait le plus brillant représentant en notre contrée.

Car, à moins d’être – ce qui est bien improbable, vous en conviendrez… - réfractaire à la scatophilie et aux perversions sexuelles les plus infâmes, nulle raison à l’homme (et à la femme bien entendu) de bon goût de refuser de s’instruire en s’amusant, en compagnie de nos joyeux camarades portant les patronymes bien de chez nous de Mandrill Johnson, Bathroom Quest, GAD, Chariospirale ou bien encore JJ Charogne. S’instruire, oui, car Glory Owl 3 vous permettra par exemple de découvrir :

- que procrastiner vous condamne au dixième cercle de l’enfer où vous aurez tout le loisir de reporter à demain pour l’éternité ce que vous ne voulez pas faire

- comment dissimuler vos instincts pédophiles à la police en ne collectionnant que des photos de vous-même enfant

- que faire une chirurgie pour ressembler à Mickey Mouse n’est pas forcément une bonne idée

- combien certains messages particulièrement profonds de Socrate nécessitent pour être compris de longues années d’études

- les caractéristiques du pénis de brachiosaure…

… et des centaines d’autres informations, toutes pertinentes, bien documentées et clairement expliquées à l’aide de dessins aux traits vifs et aux couleurs franches.

Il ne nous reste plus qu’à parier que, après avoir refermant ce petit fascicule d’une cinquantaine de pages, vous nous rejoindrez dans la déjà longue queue de ceux qui attendent avec impatience Glory Hole 4. A moins que vous ne préfériez appeler personnellement Christine Boutin pour lui demander de demander l’interdiction de cette BD.