HomeFinalement lire un petit Coben (en VO surtout si possible, la traduction rendant encore plus "putassière" l'écriture à la truelle du soi-disant "maître du thriller") tous les 2 ans permet de supporter les poncifs et la provocation réactionnaire et d'apprécier à nouveau le tour en auto-tamponneuse. "Home" fait partie de la série des "Myron Bolitar", finalement plus sympathique que les polars "sérieux" de Coben, même si elle partage largement le même genre d'intrigue mélangeant systématiquement retour inopiné du passé et traumas familiaux. "Home" a la particularité de commencer par plusieurs scènes d'action qui frôlent le grand n'importe quoi dans des bas-fonds londoniens vaguement fantasmagoriques, et avec un méchant proxénète-obèse-pédophile-gamer-génie informatique qui testera la patience du lecteur, avant de se stabiliser et de retrouver ses marques en retournant dans son environnement géographique et social habituel. Les personnages sont comme d'habitude soit des clichés, soit des caricatures fantaisistes hautes en couleurs, mais l'intrigue assez simple est plutôt bien conduite et résolue de manière satisfaisante. On notera l'accumulation de moments tire-larmes comme la toute dernière page qui montre que s'inscrire dans une collection "Thrillers Harlequin" siérait finalement bien à Coben le faux dur. Je rigole mais je n'ai pas vu passer les trois heures et quelques de lecture de "Home", et c'est bien tout ce qu'on demande à ce genre de lecture, non ?