2018 02 07 The Pictish Trail Salle Pleyel (12)20 heures... l'heure de découvrir la première partie, l'Écossais Pictish Trail (en fait, renseignement pris, l’homme se nomme plus rationnellement Johnny Lynch et Pictish Trail est évidemment son pseudonyme), joyeux plaisantin originaire de l'Ile d'œuf (Eigg Island, 150 habitants) qui nous fait rire avec ses blagues (« ... du coup j'ai peur quand je vois autant de monde qu'ici ce soir ! »)... mais ne nous charme pas autant qu’on l'aurait aimé avec sa musique. Tranchant avec son look de fada vaguement hippie, avec, je vous prie de noter, un maquillage métallique sur les joues et le nez, partagé avec ses musiciens, Johnny surprend d’emblée grâce à sa très belle et très pure voix d’ange, régulièrement élevée en haute-contre d’ailleurs. Inattendu, et ce d’autant que les accords éthérés de la guitare entrent en collision avec les sons grinçants, souvent parodiques qui sortent du synthé. Tout cela dénote un artisanat bien sympathique, et ce d’autant que l’humour et la gentillesse du bonhomme sont tangibles, mais toutes ces qualités réunies ne débouchent pas sur une musique vraiment conséquente. Il y a toujours quelque chose qui cloche dans la musique de Pictish Trail, et le pire c’est que c’est certainement volontaire ! Jusqu’au dernier morceau, le seul franchement rock, qui semble finalement ordonner tout ce foutoir bon enfant pour nous offrir quelques minutes de plaisir. Une drôle d’affaire !