Homeland 6 jaquetteCette sixième saison de "Homeland", qui joue décidément les prolongations une fois liquidé son sujet originel poursuit dans la voie de la précédente, c'est-à-dire traiter un sujet d'actualité brûlante (cette fois le traité nucléaire avec l'Iran et la suspicion américaine quant à un possible double-jeu des autorités iraniennes) et lui faire subir un twist de politique-fiction tout-à-fait dans l'esprit outrancier de la défunte "24 heures Chrono". C'est donc à Peter Quinn qu'incombe ici le "rôle de Jack Bauer", mais on peut évidemment compter sur l'aspect nettement plus "réaliste" des scénarios de "Homeland" pour que les choses soient moins faciles, et bien plus douloureuses ! Après un démarrage un petit peu laborieux, cette sixième saison devient extrêmement intense, terriblement passionnante, au point que l'on est prêt à jurer qu'il s'agit là de la meilleure de toutes les saisons à date. Les deux derniers épisodes, qui semblent citer directement certains passages de "24 Heures Chrono", s'avèrent néanmoins trop peu crédibles, et la saison se clôt surtout sur un cliffhanger politique sans doute un peu trop culotté, imaginant un scénario "à la Erdogan" pour les USA qu'on a quand même, optimiste que nous sommes, un peu de mal à avaler. Mais ce n'est finalement pas si grave que ça, car "Homeland" s'est en passant permis d'étriller les fake news, la nouvelle alt-right américaine, et les manipulations de l'opinion publique grâce aux réseaux sociaux d'une manière qui force le respect. Oui, même un peu trop spectaculaire désormais à notre goût, "Homeland" reste une série remarquablement pertinente.